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bonne fete

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بمناسبة حلول عيد الفطر المبارك ،
 يسرني، أن أتقدم إليكم بفائق عبارات التهاني و التبركات
 سائلا المولى عز و جل أن يعيد عليكم هذا العيد و أمثاله
 و أنتم تتمتعون بكامل الصحة و العافية و السعادة.
 
وتقبل الله صلاتكم وصيامكم وزكاة فطركم
امين

Guerres pour l'eau

Sit-in des habitants d'Awala

Guerres pour l'eau à Tafraout

Les habitants de la paisible ruelle Sidi Abdeljabar, où se trouve la brigade de la Gendarmerie Royale de Tafraout se sont réveillés en sursaut. Des cris aigus ont perturbé, vers six heures du matin, le calme qui règne d'habitude dans les parages. Et pour cause, près d'une cinquantaine d'habitants du village d'Awala, relevant de la commune de Tarswat, en majorité des femmes, ont pris d'assaut la place attenante au grand portail de cette administration. Ils protestent contre le creusement par un habitant du village voisin d'Aît Daoud d'un puits au moyen d’une sonde dans un terrain dont les Ait Awala prétendent la propriété.
Les habitants craignent le tarissement définitif du puits collectif. Ils demandent en même temps la libération d’un des leurs arrêté hier par les éléments de la gendarmerie.
Pour rappel, ce qui se passe aujourd'hui n'est en fait qu'une partie d'une affaire qui a débuté au mois du juin. C’etait lorsque l'habitant incriminé d'Aît Daoud a décidé de passer les conduites d'eau provenant d'un autre puits à sa maison. Les habitants ont répondu par une levée de boucliers. Suite à un deal entre les deux protagonistes, les habitants d'Awala lui accordent finalement la mise en place de ces conduites à condition d'approvisionner leur mosquée en eau. Ce qui fut fait, sauf que, selon ces derniers, quelques semaines après, ce lieu de prière se voit privé d'eau. Les Aît Awala, dépités, ravalent leur colère et ne disent rien. L'habitant d'Aît Daoud revient en charge et décide de creuser un autre puits cette fois-ci grâce à la sonde dans un terrain appartenant à un habitant d'Awala. L'occasion pour les Aît Awala de manifester leur colère. D'après les témoignages, le terrain où seront opérés éventuellement les travaux de forage en question leur appartient. En plus, l'usage de la sonde serait fatal à leur puits communautaire, car le village souffre déjà d'une grave pénurie d’eau à cause de la sécheresse qui sévit dans la région depuis plus de trois ans. Par ailleurs, ils dénoncent l'absence de l'autorisation de forage, délivrée par les autorités compétentes.
Entre-temps, l'habitant d'Aït Daoud intente un procès auprès du tribunal de Tiznit à certains villageois. Il se plaint de leur intervention illégale pour empêcher les travaux. S’énsuit alors, l’arrestation d’un villageois hier par les gendarmes pour le présenter au parquet. Un autre est incarcéré lors du dernier sit-in par la suite. C'est pour ces raisons que les Aït Awala ont décidé, hommes, femmes et enfants, de tenir un sit-in devant les locaux de la gendarmerie à Tafraout .Ils exigent la libération des détenus et réclament l’arrêt des travaux de creusement. L'affaire est désormais devant la justice.
La région connaît un phénomène désolant. Des puits creusés avec ces sondes qui prospectent les profondeurs du sous-sol.Certes, la région est affectée par une aridité insupportable. Ce qui a contraint les habitants à prospecter d'autres ressources d'eau . Mais, alors que les habitants démunis doivent trimer pour avoir de l'eau, d'autres tirent profit et n'hésitent pas à vendre de l'eau aux villageois assoiffés.
Les habitants de la ville de Tafraout ont vécu au courant des mois de juin et juillet les conséquences fâcheuses de ces pratiques. Lorsque l'Onep, se retrouvant sans eau pour alimenter ses abonnés, découvre les forages non réglementaires opérés au su et au vu des autorités locales à proximité de ses ressources. Ce qui a engendré des baisses des niveaux d'eau dans ces puits. Si rien n'est fait pour arrêter ce gâchis, il faut prévoir et pour longtemps encore ce genre d’accrochages entre les habitants et douars à cause de la pénurie d’eau qui touche la région actuellement et fait de l'eau une denrée vraiment de plus en plus rare.

IDRISS OUCHAGOUR

Société : Tiznit :

74 associations bénéficiaires.
de 7,5 millions de dirhams
drapeau marocL'enveloppe budgétaire consacrée à l'appui des associations de bienfaisance dans la Province de Tiznit, au titre de l'année 2008, s'élève à plus de 7,5 millions de dirhams, dont 420 600 dirhams dédiés à l'équipement.

Ce chiffre a été rendu public lors d'une réunion présidée récemment par le gouverneur de la province de Tiznit, M. Bouchaab Souilem, et qui a été marquée par la remise de chèques à 74 associations bénéficiaires.

Intervenant à cette occasion, M. Souilem a appelé les présidents des associations à multiplier leurs efforts pour développer des ressources propres, et à veiller au renouvellement régulier de leurs bureaux en tenant dans les délais leurs assemblées générales, afin de mieux servir les catégories ciblées.

MAP

AVEC Mohamed Rwicha

En marge du Festival Tifawin de Tafraout

Mohamed Rwicha : “Mon fils prendra la relève”

Libé : Quelle est votre impression sur le Festival Tifawin ?
Mohamed Rwicha :Tifawin est en train de se faire une place honorable parmi les grands festivals de notre pays. Ce qui m’a le plus touché, outre la programmation et l’organisation irréprochables, c’est la discipline du public. J’espère que la région de Tafraout verra la naissance d’autres manifestations du genre et donnera l’occasion aux jeunes artistes de montrer leurs talents. Il faut que la culture locale, très riche et variée, soit honorée à travers ces événements. C’est un atout qui peut propulser la région vers son développement.
C’est votre première participation dans un Festival de la région de Tafraout. Qu’est-ce que cela vous fait ?
C’est vrai, à 46 ans de carrière artistique, c’est ma première prestation dans cette région. Et je ne suis pas déçu. J’en suis très fier. Le public m’a apprécié, applaudi longuement. C’est un public averti qui ne laisse passer aucune occasion pour exprimer affection et estime aux artistes. C’est aussi un public assoiffé et désireux de consommer pleinement sa culture. Et c’est tant mieux pour lui ! C’est incontestablement une très bonne chose que de telles manifestations s’organisent désormais dans les campagnes. Alors qu’elles étaient confinées dans les grandes villes comme Casa, Rabat, etc.
Quel est, à votre avis, l’apport de ce Festival pour la promotion de la chanson amazighe en
général ?
Sa contribution dans ce sens n’est pas négligeable. Le Festival honore d’abord les grandes figures de la chanson et musique amazighes. C’est primordial. Car, ces artistes constituent une école en la matière. Il faut préserver et développer davantage leur héritage. Comme il invite les jeunes artistes à se manifester et à chercher leurs consécrations. C’est une approche pertinente pour faire vivre et assurer la vitalité de la chanson et de la musique berbères.
On aimerait bien connaître votre avis sur le phénomène de la prolifération des troupes de chants et musiques amazighes, notamment dans la région du Souss.
Je pense que ce phénomène touche sans exception toutes les régions du Royaume. Même l’Europe est concernée. On connaît actuellement le rap, hip-hop, tecktonik, etc. S’ils ne tiennent pas le coup, ils seront condamnés à l’oubli et à la disparition. C’est la même chose, dans notre pays. Il y a des mouvements musicaux qui naissent et disparaissent. Mais seuls les meilleurs perdurent sur la scène. Je trouve que ce phénomène est un signe de bonne santé. Il est nécessaire pour la sélection des meilleurs qui auront un produit susceptible de trouver preneurs parmi le public. Il sanctionnera certes les autres qui n’ont pas eu de chance. Mais, il aura le mérite de les inciter à se perfectionner, et prendre un nouvel élan.
Vous constituez une école dans votre genre musical. On vous souhaite une longue carrière et une belle production. Par contre, on se demande si Rwicha ne pense pas trouver une relève qui puisse perpétuer son œuvre et continuer dans son sillage.
Franchement, je vous fais une révélation : J’ai un fils qui, peut-être, joue de l’Otar mieux que moi. Il s’entraîne actuellement dans l’ombre, loin des médias. Il préfère la discrétion. J’espère qu’il portera le flambeau le jour où Rwicha quittera la scène artistique. J’ai confiance en lui. C’est un devoir, car c’est dommage que de telles carrières prennent fin avec la mort des pionniers.
Quel regard portez-vous sur l’artiste amazigh actuellement au Maroc ?
D’abord, je dois rappeler que la culture amazighe dont mon pays est fier, remonte à plus de cinq mille ans. Elle a une histoire qui la légitime.Certeselle a vécu des ostracismes flagrants et affligeants.Mais la réalité finit par percer et ce qui est à César lui sera rendu. Je suis fier de cette culture. Autant que je le suis aussi pour la culture arabe. Le Maroc est fait de ces deux cultures, deux piliers qui sous-tendent son identité. Il faut le reconnaître et l’assumer. Quant à l’artiste amazigh, je vois qu’il se porte mieux. L’IRCAM est une initiative Royale de grande importance qui est venue soutenir notre culture et ses artistes. Ces derniers sont désormais omniprésents sur la grande scène nationale : à la télé, aux festivals, au théâtre, etc. Les cartes des artistes viennent de voir le jour, pour la première fois dans les annales de notre pays. Elles sont octroyées indistinctement aux artistes arabes et amazighs. Tabâamrant a été décorée par le Souverain tout dernièrement ; Touria Jabrane occupe le poste de ministre de la Culture,…etc. Tout cela constitue la reconnaissance et l’appui des hautes instances de notre pays à l’artiste amazigh, et par conséquent, à notre culture. J’espère qu’un jour, une subvention sera aussi attribuée à chaque artiste, comme cela se fait sous d’autres cieux. C’est primordial pour leur promotion.

Propos recueillis par IDRISS OUCHAGOUR

رمضان مبارك

A l'occasion du
mois sacré de Ramadan,
veuillez accepter
nos voeux les meilleurs.

ban