oumsnat's profileمجلة أومسنات للتنمية وال...PhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    إعلان لترشيح المشاريع البيئية للجمعيات

     

    إعلان لترشيح المشاريع البيئية للجمعيات

     

     

    دورة 2010

     

     

    تنهي كتابة الدولة المكلفة بالماء والبيئة / قطاع البيئة إلى علم الجمعيات الفاعلة في ميدان البيئة والتنمية المستدامة أن قطاع البيئة أعطى إنطلاقة دورة 2010 من برنامج الشراكة مع الجمعيات. وستخصص هذه الدورة لدعم المشاريع المتعلقة بالتحسيس العملي للحد من الآثار السلبية لأكياس البلاستيك.

     

    وفي هذا الصدد، فإننا نهيب بالجمعيات المهتمة لإعداد مشاريعها البيئية وفق مراحل ملف الترشيح الموجود على موقع قطاع البيئة على الأنترنيت (www.environnement.gov.ma)، لترشيحها قبل 31 يناير 2010.

     

    تودع ملفات الترشيح لدى المصالح الخارجية لقطاع البيئة داخل الآجال المحددة (أنظر لائحة المصالح الخارجية المرفقة لملف الترشيح).

     

     


    APPEL A PROJETS AUX ASSOCIATIONS
     
     Edition 2010
     
    Dans le cadre du « Programme de Partenariat avec les associations actives dans les domaines de l´Environnement et du Développement durable »,  le SEEE/DE lance un appel à projets aux ONG intéressées pour soumettre leurs projets.
               
    La priorité de cette édition est donnée aux projets traitant du thème de la Sensibilisation par l´action sur l´impact des sachets en plastique sur l´environnement.
     
    Les associations intéressées sont invitées à consulter le site web (www.environnement. gov.ma) pour le dossier de candidature et pour toutes informations complémentaires.
     
     

     
    Abderrahim DIAB
    Ingénieur d'Etat Principal
    Le Chef du Service Régional de l'Environnement

    Région Marrakech Tensift Al Haouz
    Département de l'Environnement
    Secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement
    Adresse  : Avenue Hassan II. B.P 4123. Place 16 Novembre. Guéliz_Marrakech. Maroc
    Fax  : 0524457932
    Tél.   :  0524457932 // 0524457869

    GSM  : 0661701327
    http://diabenviro. maktoobblog. com/

    Tafraout

    Lutte contre l'insécurité et trafic de stupéfiants : Le sursaut salutaire de la gendarmerie à Tafraout



    Lutte contre l'insécurité et trafic de stupéfiants  : Le sursaut salutaire de la gendarmerie à Tafraout
    C'est un pavé dans la mare des malfaiteurs et autres dealers opérant dans   les différents quartiers de la ville. Depuis quelques semaines, les éléments de la gendarmerie Royale, sous la houlette de l'adjudant nouvellement nommé à la brigade de la ville, ne connaissent pas de repos. Ils ne cessent de multiplier  rondes  et ratissages de jour comme de nuit, visant la lutte contre l'insécurité et l'assainissement de  la ville. Ainsi, ces éléments ont-ils procédé à de larges campagnes de contrôle d'identité menées dans les quartiers difficiles de l'agglomération .Où, en effet, de nombreuses personnes ne payant pas mine et vadrouillant à longueur de journées dans ces espaces, ont été interpellées.  Il s'agit de ces  hauts lieux de la pègre dans la  ville : les quartiers périphériques Doulohel, Douar Rejja Fellah, et Aglagal. Ces descentes  se sont vite  avérées payantes. Ayant  permis de démanteler de nombreuses bandes de voleurs qui ont élucidé  plusieurs rapines perpétrées dans la ville. En plus de l’arrestation des  pickpockets ayant pris l'habitude de commettre leurs forfaits, depuis longtemps, le jour du souk, dans la médina, à la faveur des bousculades.
    Or, ces lieux constituent aussi des antres pour nombre de trafiquants de drogue et autres stupéfiants  mais aussi une plaque tournante qui fournit la ville ainsi que les régions lointaines  relevant des communes du cercle de Tafraout. Ces assauts des éléments de la GR ne sont pas vains; ils ont provoqué la débandade des dealers qui ont fini par fuir la région sous l'étau des traques inlassables. La campagne  en question a ciblé également les faux mendiants  qui squattent les rues et venelles de la cité. Débusqués de leurs abris de fortune aménagés dans les espaces agricoles alentours, nombre d'entre eux se sont révélés être de véritables voyous armés de couteaux qui n'hésitent pas à dégainer dès que l'occasion se présente pour racketter leurs victimes de passage dans les environs. Sont concernés du reste, par cet opération, les pochards, ô combien nombreux, qui s'enivrent à l'eau de Cologne en organisant des beuveries en plein public dans certains coins de la ville .Pour se transformer du coup en des énergumènes semant panique et  terreur parmi les habitants et les passants dont des touristes étrangers. Les marchands de ces parfums alcoolisés communément appelés « 23 », qui ont découvert dans leur vente un commerce juteux, sont mis en garde de ne plus  vendre ces produits à ces ivrognes .Les parages des écoles, notamment les deux collèges et lycée de la ville sont  aussi ratissés. La chasse aux dragueurs des écolières est  constamment menée aux heures de sortie des élèves.
    Enfin, la circulation routière n'est pas en reste, puisque une large campagne de contrôle de véhicules, lors de barrages routiers, a trahi le non-souscription de nombreux automobilistes à la police de l'assurance. Les conducteurs de voitures et motos sans document légal se sont vu confisquer leurs  véhicules et mis en fourrière .Les habitants louent ces interventions visant à rétablir la sécurité et l'ordre tout en estimant que son timing est opportun. « C'est avec beaucoup de satisfaction que la population locale suit les efforts des agents de la GR de la ville. Ces opérations surviennent à point nommé, surtout que  l'approche de la fête de voir du mouton coïncide toujours avec la période des  pics des cambriolages et vols enregistrés dans la région », se félicite le président d'une association de développement local.  Sans cacher  pour autant sa crainte en ces opérations de simples actes de circonstance: « Nous espérons que cette démarche s'inscrit dans la continuité, loin de ces opérations « feu de paille » qui n'ont qu’un impact éphémère avant que le désordre ne revienne au galop ». Toutefois, devant ces interventions de la gendarmerie, les opérateurs touristiques se demandent, quant à eux, pourquoi le secteur touristique n'est pas touché  par cette campagne d'assainissement.  Surtout que ce domaine connaît une anarchie indescriptible dont les acteurs sont ces nuées de rabatteurs doublés de faux-guides, à la solde de certains bazaristes connus, qui se livrent à l'arnaque et au harcèlement des touristes à longueur de journées, dans les rues et places de la cité, en toute impunité. 

    Mardi 20 Octobre 2009
    IDRISS OUCHAGOUR

    appel à projets

    Fondation Suez Environnement
    Concours Eau pour Tous : appel à projets


    Bonjour,

    Pour la deuxième année consécutive, la Fondation SUEZ ENVIRONNEMENT – EAU
    POUR TOUS, placée sous égide de l’Institut de France, lance le concours Eau
    pour Tous. Il vise à faire émerger des projets favorisant l’amélioration,
    le développement et la professionnalisation des services urbains de l’eau
    et de l’assainissement dans les pays en développement.

    Comme en 2009, deux Prix seront décernés en mai 2010 à Paris :
    - le Grand Prix, récompensé par une somme de 100 000 €,
    - le Prix Spécial, récompensé par une somme de 30 000 €.

    Le concours s'adresse aux institutions de recherche, d'enseignement
    supérieur ou de formation et couvre toutes les problématiques liées à la
    mise en place et à la gestion de ces services : Traitement, Réseau, Gestion
    de la clientèle, Tarification et Financement du service,  Organisation et
    Gouvernance, Accès des populations défavorisées, Education et Renforcement
    des capacités, Urbanisme et Foncier.

    L'appel à candidatures est ouvert du 1er octobre 2009 au 15 décembre 2010.

    Ce concours représente une belle opportunité d'encourager la recherche et
    de faire connaître des projets remarquables pour faire progresser l'accès à
    l'eau et à l'assainissement des populations urbaines dans les pays en
    développement.

    source:http://www.concourseaupourtous.fr

    Maroc Vert

    Le Plan Maroc Vert

     

    Une première série de projets

     

    l'Agence de développement

    agricole en pilotage

     

    La mise en œuvre du Plan Maroc Vert, qui porte la

    nouvelle stratégie agricole

    nationale, est en marche. Une première série d'une

    vingtaine de projets d'investissements dans le

    secteur agricole dans le

    cadre de ce plan est déjà prête.

    Elle a été menée à maturité par l'Agence de développement agricole (ADA) qui pilote le plan, selon le département de l'Agriculture. Ces projets, qui entrent dans le cadre du pilier I, sont destinés à 8 filières notamment l'olivier, les agrumes et le lait. Ils profitent à 13 régions et mobiliseront des investissements de l'ordre de 6,8 milliards de DH sur 10 ans. Pour les projets d'agrégation, ils concernent plusieurs filières notamment l'Olivier (4), les agrumes (4), le maraîchage (2) et lait (6).
    S'agissant du pilier II, l'ADA a déjà traité 29 projets pour un investissement de plus de 1,6 MDH sur des périodes variables selon les projets. Ceux-ci concernent les filières de l'olivier (11), du cactus (5), des ovins et caprins (3) du palmier dattier (3), etc. De même, l'agence est intervenue dans le programme de reconversion du cannabis, ajoute-t-on. A ce sujet, pour 2009/2010, on compte déjà 19 projets couvrant près de 9.000 hectares pour près de 176 MDH financés par le Fonds Hassan II pour le développement économique et social. La deuxième tranche du partenariat public/privé autour des terrains Sodea Sogeta a donné lieu à 131 projets sur une superficie globale de 37.171 ha.

    Les projets sont répartis entre les grands projets filière (38 projets), les projets semences (11 projets) et les petits et moyens projets (82 projets). Le tout pour un investissement global de 7,7 MM DH. Il est à noter que la mise en œuvre du Plan Maroc Vert(PMV) repose en grande partie sur sa déclinaison régionale. A cet effet, il est à rappeler que seize conventions de partenariat relatives aux plans agricoles régionaux ont été conclues en avril dernier entre le gouvernement et les 16 régions du Royaume. Horizon 2020, iles visent la réalisation de 1.400 projets portant sur l'amélioration et le développement des cultures(céréales, des agrumes, de l'olivier, figuier, l'amandier, légumineuses, betterave et canne à sucre, ainsi que la production de viandes rouges, de viandes blanches et du lait de vache, chamelle et de chèvre).On apprend, à titre d'exemple, que le Centre régional d'investissement de la région du Gharb-Chrarda-Béni-Hssen indique que le montant global des investissements attendus dans cette région, à l'horizon 2020, dans le cadre du Plan Maroc Vert, s'élève à 37,8 MMDH, dont 14,7 MM à la charge de l'Etat.

    Par ailleurs, il est à noter que pour financer les projets menés dans ce cadre, on a mis à contribution le Fonds Hassan II. A ce sujet, une convention-cadre relative à la contribution du Fonds au financement du PMV pour un montant global de 800 MDH sur la période 2009-2012 a été signée avec le gouvernement. Le Fonds contribuera à raison de 200 MDH par an pour le financement des projets de l'agriculture solidaire (pilier II) du PMV.

    Il est à rappeler que la nouvelle stratégie agricole est axée sur une approche globale destinée à tous les acteurs selon leurs objectifs, sur la base de deux piliers. Le premier pilier porte sur le développement d'une agriculture moderne répondant aux règles du marché en s'appuyant sur les investissements privés, à travers le financement de 700 à 900 projets d'un coût total de 10 à 15 milliards de DH annuellement. Le second concerne le développement d'une approche pour la lutte contre la pauvreté, à travers l'amélioration des revenus des agriculteurs les plus précaires, notamment dans les zones enclavées.

     

    ******************************

    Un million d'entreprises agricoles

    Pour la mise en œuvre du Plan Maroc Vert, il sera procédé au financement de 300 à 400 projets sociaux inscrits dans le cadre d'un plan régional visant la reconversion des agriculteurs précaires dans des activités à haute valeur ajoutée et moins sensibles aux précipitations.

    Il s'agit aussi d'encourager les projets de production intensive dans les domaines aussi bien de production animale que végétale, à travers l'encadrement des agriculteurs et leur qualification pour avoir un revenu supplémentaire.


    La
    dynamisation de ces deux piliers doit être accompagnée d'une refonte du cadre sectoriel par le biais de l'agrégation du foncier et l'adoption d'une nouvelle politique d'irrigation pour la mise à niveau des infrastructures du secteur de l'irrigation moderne, l'amélioration des conditions définissant le cadre du libre-échange dans le domaine d'exportation.

     

    *****************************************

    REPERES

     

    Record

    La campagne agricole 2008-2009 a enregistré une production record des céréales qui s'est établie à 102 millions de quintaux, soit une augmentation de 98,3% en comparaison avec la précédente campagne.

     

    Répartition

    Cette production est répartie entre le blé tendre à hauteur de 43,4 millions de quintaux, l'orge pour 37,8 millions de quintaux et le blé dur avec 20,3 millions de quintaux.

     

    Détails

    Les volumes de blé tendre commercialisés déclarés par les intervenants du secteur se sont, pour leur part, chiffrés à 20 millions de quintaux à fin août, ce qui représente une augmentation de 94% par rapport à la campagne précédente et de 61% en comparaison avec la moyenne des cinq dernières années.

    Source : Le Matin

    رمضان مبارك


    cid:image001.gif@01CA1F59.127FB470


    رمضان مبارك

    كل عام وانتم بخير 
    ربنا أبلغنا صيام شهرك العظيم
    اللهم نوره لنا بنورك يا كريم
    اللهم افتح لنا ابواب الخير يا رب واغلق ابواب الشر
    وقوي ايماننا بك يا الله

    http://abdullah.abdu-music.org/RAMADAN-S-29.png

    لدورة الثالثة للسباق على الطريق" تسمغورت ن تيزلا " بمدينة تافراوت يوم الاحد 9 غشت 2009


    afich_tasmghurt_n_tizla_tafrawt_09_08_09.jpg
    تقام الدورة الثالثة للسباق على الطريق " تسمغورت ن تيزلا " بمدينة تافراوت يوم الاحد 9 غشت المقبل ، وهي التظاهرة التي تدخل ضمن أنشطة مهرجان تيفاوين ويشرف على تنظيمها كل من جمعية المهرجان بتعاون مع جمعية أصدقاء تافراوت ،ويتضمن برنامج هذه التظاهرة ثلاث سباقات على مسافات :
      - 2000 متر وهو سباق خاص بفئة الفتيان والفتيات مواليد سنتي 1992 و 1993 .
    - 4000 متر وهو سباق خاص بفئة الشبان والشابات مواليد سنتي 1990 و 1991 .
    - 8000 متر وهو سباق خاص بفئة الكبار من الذكور والإناث مواليد ما بين 1970 و 1989.
    وسيخصص المنظمون جوائز رمزية للفائزين الثلاث من الذكور والاناث في فئتي الفتيان والشبان ، فيما ستخصص جوائز مادية للفائزين الثلاث في فئة الكبار حسب التالي :
    - فئة الكبار ذكور :
    - الرتبة الأولى : 3000 درهما .
    - الرتبة الثانية : 2000 درهما .
    - الرتبة الثالثة : 1000 درهما .
    -فئة الكبار إناث :
    - الرتبة الأولى : 1500 درهما .
    - الرتبة الثانية : 1000 درهما .
    - الرتبة الثالثة : 500 درهما .
    كما ستخصص جائزتين لأكبر المشاركين سنا في التظاهرة .
    وقرر المنظمون تحديد الساعة الواحدة زوالا من يوم الاحد 9 غشت 2009 كآخر أجل لتسجيل المشاركين على أن تعطى انطلاقة السباقات في تمام الساعة الرابعة بعد الزوال من امام مدرسة محمد الخامس قرب بلدية تافراوت .
    للمزيد من المعلومات عن هذه التظاهرة وضع المنظمون الرقم الهاتفي التالي رهن اشارة الراغبين في المشاركة :
    - السيد بلال عبدي : 0658757458
    والبريد الالكتروني التالي : tasmghort@amisdetafraout.m
    a

    Spécial élections

    Poltronnerie électorale : Histoire d’une candidature unique peu loyale



    Dans cette fièvre électorale qui s’empare de la ville, il est curieux de constater que la circonscription électorale d’Aguerd  Oudad (7) déroge à cette tendance de pluralité de candidatures. Un pavé, en effet, dans la mare de bravoure et de fair-play dans une compétition électorale qui se veut démocratique  et loyale. Pour comprendre, il faut d’abord savoir que la circonscription d’Aguerd Oudad était représentée électoralement lors du mandant  précédent en la personne de Aziz Akhnouch. A tout seigneur (et notable), tout honneur. Lorsqu’il s’est porté candidat lors des dernières élections municipales de Tafraout, il menait compétition sans rival.  Personne ne voulait et n’osait  entrer en lice avec lui. D’abord, par un certain respect dû à un fils de la région pour préserver le « décorum traditionnel local »; ensuite, parce que c’est peine perdue pour tout candidat concurrent. Tout le monde savait pertinemment que le seigneur ratissera large. Et c’est le même scénario de réticence chez les candidats et qui se répète lors de cette échéance,  tant les rumeurs confirment que le même candidat est appelé à rempiler pour un deuxième mandat  aux communales. Pour le moment, rien ne permet d’infirmer sa probable candidature. Cependant, son entourage a bien eu vent de son désistement  in extremis. L’information est relayée par certains membres de l’équipe municipale sortante qui ont tout fait pour tromper  l’opinion locale afin de faciliter l’admission de l’un des leurs au conseil. Les nombreux jeunes candidats qui convoitent les voix de cette circonscription si Akhnouch se retire ne se doutent point de la mascarade! La machine  de la rumeur mensongère a  magistralement  maintenu l’opacité et la discrétion. Au sein de l’administration concernée par les candidatures, pour ceux qui sont dans les bonnes grâces  de ses fonctionnaires pour pouvoir être mis  au secret de la chose, la vérité n’a pas filtré, mais plutôt c’est le contraire qui est soutenu. Comme si des consignes avaient été données. Car, paraît-il, il faut coûte que coûte sauver ce pauvre  élu sortant, donné outsider vu qu’il n’a aucune chance d’être élu en raison de son passage au conseil désavoué par l’ensemble de l’électorat. A midi moins quelques minutes, date butoir de dépôts  de candidatures, la conspiration du silence  a écarté tous les rivaux et a permis à l’heureux  élu  de  présenter tranquillement sa candidature pour un nouveau mandat dans cette circonscription, seul et sans concurrent :   Un succès certes, mais sans gloire!


    Vendredi 05 Juin 2009
    Driss Ouchagour
    Libération

    Spécial élections

    Poltronnerie électorale : Histoire d’une candidature unique peu loyale



    Dans cette fièvre électorale qui s’empare de la ville, il est curieux de constater que la circonscription électorale d’Aguerd  Oudad (7) déroge à cette tendance de pluralité de candidatures. Un pavé, en effet, dans la mare de bravoure et de fair-play dans une compétition électorale qui se veut démocratique  et loyale. Pour comprendre, il faut d’abord savoir que la circonscription d’Aguerd Oudad était représentée électoralement lors du mandant  précédent en la personne de Aziz Akhnouch. A tout seigneur (et notable), tout honneur. Lorsqu’il s’est porté candidat lors des dernières élections municipales de Tafraout, il menait compétition sans rival.  Personne ne voulait et n’osait  entrer en lice avec lui. D’abord, par un certain respect dû à un fils de la région pour préserver le « décorum traditionnel local »; ensuite, parce que c’est peine perdue pour tout candidat concurrent. Tout le monde savait pertinemment que le seigneur ratissera large. Et c’est le même scénario de réticence chez les candidats et qui se répète lors de cette échéance,  tant les rumeurs confirment que le même candidat est appelé à rempiler pour un deuxième mandat  aux communales. Pour le moment, rien ne permet d’infirmer sa probable candidature. Cependant, son entourage a bien eu vent de son désistement  in extremis. L’information est relayée par certains membres de l’équipe municipale sortante qui ont tout fait pour tromper  l’opinion locale afin de faciliter l’admission de l’un des leurs au conseil. Les nombreux jeunes candidats qui convoitent les voix de cette circonscription si Akhnouch se retire ne se doutent point de la mascarade! La machine  de la rumeur mensongère a  magistralement  maintenu l’opacité et la discrétion. Au sein de l’administration concernée par les candidatures, pour ceux qui sont dans les bonnes grâces  de ses fonctionnaires pour pouvoir être mis  au secret de la chose, la vérité n’a pas filtré, mais plutôt c’est le contraire qui est soutenu. Comme si des consignes avaient été données. Car, paraît-il, il faut coûte que coûte sauver ce pauvre  élu sortant, donné outsider vu qu’il n’a aucune chance d’être élu en raison de son passage au conseil désavoué par l’ensemble de l’électorat. A midi moins quelques minutes, date butoir de dépôts  de candidatures, la conspiration du silence  a écarté tous les rivaux et a permis à l’heureux  élu  de  présenter tranquillement sa candidature pour un nouveau mandat dans cette circonscription, seul et sans concurrent :   Un succès certes, mais sans gloire!


    Vendredi 05 Juin 2009
    Driss Ouchagour
    Libération

    fin des élections a Tafraout

    Les autorités locales se sont complues dans la neutralité

    Tafraout : coudées franches aux prévaricateurs des élections



    Grave, grave!  Ce qui s’est passé hier, jour du scrutin communal  à Tafraout, ne peut être assimilé qu’à un véritable coup de Jarnac infligé à notre  frileux  processus de transition  démocratique. Des pratiques qui ont  fait par le passé la triste notoriété de nos scrutins, et que, à entendre le discours officiel, seront durement punies,  ont refait au contraire surface. La journée du 12 juin s’apparentait à une kermesse  où l’argent sale se coulait à flots et en plein jour. Les candidats véreux tentaient de soudoyer leurs électeurs afin d’aiguiller leurs votes. Toutes les débrouillardises sont  permises pour ce faire. Si certains ont opté pour le porte-à-porte en recourant aux services  de leurs acolytes pour arroser les électeurs, d’autres, moins discrets, n’ont pas hésité à  les inviter  par téléphone, sans vergogne, en plein public,  à passer les « voir » dans certains cafés de la ville avant de se rendre aux urnes. Comme ce candidat élu, surpris la main dans le sac sur la terrasse d’un café du centre-ville par son candidat concurrent, avant de changer de place. Ceci au moment où d’autres acheteurs de conscience des électeurs  préfèrent leurs  points de commerce afin de se livrer aux transactions illégales. Il suffit de faire une virée à travers certaines  grandes avenues de la ville le jour du scrutin, pour se rendre compte que les magasins de certains commerçants candidats aux élections ne désemplissent pas. On a repéré des femmes et des jeunes se rendre en groupes inhabituels  dans ces locaux, qui nous ont confié avoir encaissé des sommes avant de les voir mettre le cap sur les bureaux de vote. Ce sont particulièrement les circonscriptions du centre-ville, très convoitées, où les rivalités entre candidats sont acharnées, qui sont les plus  concernées par cet affligeant fléau. On cite Doulohêl,  Douar Reja Fellah, Imiyan, AdadI et II, Aguelagal, Aguerd Oudad, le quarter administratif et dans une moindre mesure certains  petits village périphériques. Selon les dires des électeurs contactés par nos soins, globalement, la voix est cédée entre 100 et 300dh au début du vote. Avant d’accuser une petite hausse vers midi pour atteindre 400 dh pour pousser les réfractaires –nombreux- à se rendre aux urnes. A ces violations du code des élections, on ajoute le fait que le jour du scrutin aussi, nous avons surpris certains candidats élus  embarquer  dans leurs véhicules personnels ou empruntés  des électeurs résidant loin des  urnes et les déposer près des bureaux de vote. Notamment dans les villages de Doutalzought et Awssift. Pis, dans une circonscription, durant toute la journée de vote, plusieurs fonctionnaires de la municipalité  sont repérés, pendant l’horaire  de travail, rôder dans les ruelles des  villages, exhortant les électeurs à  aller voter. Des témoignages sur place  affirment qu’ils les ont rencontrés  à plusieurs reprises dans de nombreuses circonscriptions  en compagnie des électeurs vers le bureau de vote, leur chuchotant les sigles à cocher de certains  candidats élus.
    Devant cette situation, les autorités locales de la ville ont brillé par leur mutisme impressionnant à l’égard de cette panoplie d’entorses faites  au règlement électoral, donnant lieu à une situation de non-droit où tout est permis. Les réclamations des candidats plaignants auprès du pachalik se sont heurtées à un mur d’indifférence. Dans le meilleur des cas, on leur promet une intervention  incessante qui ne vient jamais. C’est que  le pacha s’est calfeutré dans son bureau comme s’il ne voulait rien savoir ce qui se passe ailleurs. Les candidats livrés à eux-mêmes et en l’absence de l’autorité, montent la garde pour s’épier et se prendre en filature les uns les autres. Durant toute  la nuit, la veille du scrutin, la distribution de l’argent aux électeurs a atteint son paroxysme. Si bien que des affrontements entre les  candidats rivaux, parfois sanglants, ont failli dans certaines situations tourner à l’irréparable. C’est à se demander enfin si les discours qui nous sont tant ressassés à la veille de ce rendez- vous électoral  sur la fermeté à l’encontre des contrevenants du code électoral ne relèvent que d’un laïus de circonstance destiné à la consommation médiatique!

    Lundi 15 Juin 2009
    IDRISS OUCHAGOUR
    Libération

    Campagne tous azimuts à Tafraout

    Campagne tous azimuts à Tafraout



    Il est 16h30. Place Mohammed V, centre névralgique de la ville où toutes les catégories d’électeurs en campagne marquent leur  passage. « Nrmi nrmi ghouli bedd, nra teghyir nra tghyir ». « On en a ras-le-bol ! On en a ras-le-bol !, ce sont toujours les mêmes ! électeurs, mobilisons –nous pour le changement !», scandent  en tachelhit, Aïcha, une jeune étudiante   de douar Reja Fellah, avant que cette formule  ne soit  reprise par une centaine de jeunes, femmes et enfants qui mènent campagne pour un parti en compétition pour les communales dans la ville. De nombreux  militants distribuant les prospectus des autres partis politiques se succèdent. Mais, comme s’ils s’étaient donné le mot, c’est bizarrement le même slogan exhortant les électeurs à voter pour une alternative à l’équipe sortante  qui est ressassé par tous les militants des partis en lice ! « Nous ne supportons plus qu’on soit encore  trompés par les slogans  électoralistes  de ce conseil qui  a sévi pendant  longtemps aux commandes de la municipalité sans  aucun bilan probant. Du coup, nous incitons nos électeurs à sanctionner   cette équipe  indigne de notre  confiance », vocifère A.A, un candidat de la circonscription 8, tout en distribuant aux passants des tracts-programme. Les griefs faits à la gestion de l’équipe incriminée par  l’ensemble de ces  partis  en lutte sont légion. Pour C. K, un jeune  candidat, le conseil partant ne s’est jamais soucié des doléances et problèmes de proximité dont  pâtissent les habitants au quotidien plus que de ses propres intérêts. Le témoignage    d’une électrice du quartier administratif qui participe activement à cette campagne, vient  confirmer ce constat. « Notre quartier sombre dans l’obscurité depuis plus de trois  mois à cause  de la défectuosité d’un réverbère de l’éclairage public.  On s’est plaint auprès de notre élu. Il a préféré nous  tourner le dos. Ce n’est qu’à l’approche des élections qu’il a été réparé », s’exclame A.Z qui plaide devant les électeurs  pour une meilleure gestion des affaires municipales. Pas plus loin, une autre jeune femme  faisant campagne pour un autre parti en compétition traverse la place à pas marqués en dénonçant en chœur, les barons de la corruption électorale qui dénature la volonté des élus.
    «  C’est le recours à l’argent sale pour se procurer les voix des citoyens pauvres et analphabètes  qui a fait que le conseil municipal soit pris en otage par des arrivistes qui n’ont cure des habitants, mais qui ne demandent qu’à  se  sucrer et servir leurs intérêts», dénonce à haute voix un jeune candidat de la circonscription dite de Doulotêle. Pour cette jeune fille, vêtue aux couleurs de son parti, qui la soutient, cette situation a pour triste corollaire d’ exclure  les élites et candidats honnêtes d’accéder aux commandes du conseil de la ville. « Voilà, ajoute-t-elle, pourquoi la ville rate depuis ses rendez-vous avec des  équipes communales  intègres et volontaristes à même de dégager une approche de développement local efficiente tant  souhaitée par les Tafraoutis ».
    C’est vrai, lance sa sœur qui milite dans le même parti : « Il n’est plus à démontrer que  le conseil sortant ne fait rien pour promouvoir la vocation touristique de la ville  qui regorge pourtant d’atouts à mettre en valeur pour générer emplois et richesses au profit des habitants ; les lieux de loisirs et autres  infrastructures sportives manquent affreusement et le seul terrain de foot existant croupit dans la dégradation faute d’entretien…...  C’est à se demander  comment ce conseil sortant osera encore solliciter des électeurs de lui réitérer leur confiance»,  s’étonne-t-elle. Et à un autre électeur brandissant le programme du candidat de son parti  d’enchaîner en égrenant  allègrement une série d’autres  problèmes dans lesquels végète la ville depuis que cette «maudite équipe» sévit à la tête du conseil municipal. Il commence par clouer au pilori les  faveurs octroyées aux acolytes des responsables au pouvoir  à la municipalité, notamment au niveau de l’urbanisme. Pour lui, les constructions  clandestines prolifèrent dans la ville et ses parages qui deviennent des chasses gardées  de certains élus. D’autres électeurs constatent, dans la foulée, l’atermoiement  quant à  la production  des documents administratifs des habitants  et la propagation de la corruption dans les coulisses de plusieurs services. « C’est une nébuleuse corrompue qui s’écharne sur les  pauvres citoyens. Pour s’en rendre compte, il suffit d’essayer de construire un gîte. On est face à un lobby insurmontable. Avec la bénédiction des responsables municipaux, certains fonctionnaires font tout pour s’imposer. Ils se substituent aux architectes en procurant des plans aux citoyens, se chargent d’intercessions pour  leur approbation auprès des services provinciaux compétents, moyennant récompense. Et si vous  tentez de les contourner, gare à vous ! Votre  dossier  risque d’être rejeté», se déchaîne-t-il. B.A, sympathisant usfpéiste, qui vient se joindre à la campagne  électorale de son parti, vilipende un autre aspect  de l’incurie générale dont fait montre  l’équipe sortante. Il nous montre un coin de la place Moulay Rachid au centre ville qui vient d’être goudronné. «Regardez !, Il n’y a même pas deux mois que ce tronçon   a été asphalté et voilà que des nids-de-poule apparaissent déjà … N’est-ce pas là dilapidation et gaspillage des deniers publics ?». L’arrivée sur la place d’un cortège de sympathisants des candidats /élus membres du conseil municipal, n’a pas laissé ces derniers indifférents, surchauffés qu’ils étaient par les slogans de leurs adversaires. « Personne ne peut nier les projets de réaménagement que connaît la ville actuellement et qui vont améliorer son cadre », justifie un électeur qui soutient l’équipe sortante.
    En effet, Tafraout vibre ces derniers mois  précédant les élections au rythme d’un grand chantier : Goudronnage des principales artères et entrées de la cité, carrelage des trottoirs, aménagement de plusieurs  places. Mais de l’avis des électeurs du clan adverse, les membres du bureau du  conseil en font leur cheval de bataille pour redorer le blason de leur triste bilan. Car ces travaux sont plutôt  à mettre à l’actif des conseils régional et provincial qui les ont  initiés et financés ! Mieux on fait grief au  conseil  municipal, d’avoir  servi  sans vergogne les intérêts de l’un des siens en détournant l’un de ces projets. Selon un candidat briguant la circonscription d’Aglagal : « Le conseil avait décidé l’aménagement d’un espace dans la médina pour en faire  une place publique de détente.   Il  a fait alors  déménager les marchands de l’orge et dattes qui s’y trouvaient depuis toujours. A  l’étonnement de tous, il décida de  réaffecter l’usage de cet espace pour servir  de parking  à l’hôtel d’un élu ! ».
    Bref, la  campagne promet, à l’approche du jour J, des joutes oratoires acharnées  ponctuées d’arguments des uns et des autres    pour conquérir  la confiance des électeurs. Toutefois, à croire les différents candidats appelant au changement, outre l’explication de leurs programmes et les divers sigles aux électeurs  et leur incitation au vote, le gros lot du travail  qui les attend  a trait à la lutte contre  les barons de la falsification des élections par le recours à l’achat des voix. Encouragés par la ferme volonté politique qui promet de  sévir dans ce sens, « nous nous  mobiliserons  tous pour barrer la route à ces fossoyeurs de la démocratie, car au cours des échéances électorales précédentes, l’argent sale a toujours eu son dernier mot dans  les configurations des conseils qui se sont succédé  à la municipalité de Tafraout », conclut un électeur.

    Mercredi 10 Juin 2009
    IDRISS OUCHAGOUR
    Libération

    Le business des festivals

    Maroc - Culture
    Musique(188) - festival(59) - Mawazine(3) - Aziz Daki(1)

    05/06/2009 10:41:21 - Jeune Afrique- Par : Jean Berry -

    Le business des festivals

    Le business des festivalsLe business des festivals© D.R.

    Les événements musicaux fleurissent aux quatre coins du royaume. Et sont autant de possibilités de développement économique et touristique.

    À Rabat, du 15 au 23 mai, le festival Mawazine a mis les petits plats dans les grands pour accueillir des stars mondiales comme Stevie Wonder, Kylie Minogue, Alicia Keys ou Ennio Morricone… Pour une affiche à faire pâlir les plus grands festivals européens : neuf scènes, neuf jours de concerts pour la plupart gratuits, une centaine de formations, quarante pays représentés et un million de spectateurs. Une énorme machine qui n’oublie pas les artistes du continent : Johnny Clegg, Amadou et Mariam, Khaled, Mayra Andrade ou le rappeur somalien K’Naan entre autres. Une centaine de personnes dans l’organisation (logistique, communication, coordination), sans parler des presta­taires techniques (scènes, son, vidéo), de la presse internationale invitée à grands frais… ni des 1 600 billets d’avion émis par Royal Air Maroc pour acheminer à Rabat tout ce petit monde. Montant de l’opération : près de 26 millions de dirhams, soit 2,3 millions d’euros. 

    Une image positive du pays

    « L’aspect touristique est important. La ville affiche complet tout le week-end. Cette économie de la culture commence à bien fonctionner : tous nos prestataires sont des entreprises établies au Maroc, explique le directeur artis­tique et porte-parole du festival, Aziz Daki. L’événement donne une image positive du pays, et il est important pour la population de créer une fête, de ­rompre la monotonie. » En témoignent les dizaines de milliers de personnes qui se pressaient en 2008 aux concerts de Nass el-Ghiwane ou de l’Orchestre national de Barbès.

    Jazz à Tanger, Rabat et Fès. ­Musiques urbaines à Casablanca. Artistes amazighs et musiques du monde à Agadir. Arts populaires et cinéma à Marrakech. Musiques sacrées à Fès. Sans compter les festivals de Chefchaouen, Asilah, Azemmour ou Tafraout, ceux de Laayoune et de Dakhla dans le Sahara… La liste s’agrandit chaque année.

    « Pour notre première, en 1998, on ne venait que par voiture et bus, il n’y avait pas encore d’aéroport », se souvient Neïla Tazi, l’une des fondatrices du Festival gnaoua d’Essaouira, classé par le quotidien britannique The Guardian comme l’une des douze meilleures destinations musicales, qui emploie aujourd’hui vingt-cinq personnes, au sein d’A3 Communication, une agence spécialisée dans les relations presse et la production d’événements culturels. « Le Festival gnaoua a été la preuve qu’une manifestation culturelle peut avoir un impact considérable sur le développement d’une ville, avec d’autres telles que le Printemps musical des alizés, le Festival des Andalousies atlantiques, le festival Jeunes Talents. » Et si les partenaires publics encouragent à hauteur de 20 % le Festival gnaoua, pour le reste, ce sont les entreprises (téléphonie, banques, boisson, hôtellerie…) qui cherchent, en s’associant à ce type d’événement, à se forger une image positive et moderne. Quant à son impact sur le développement de la ville, les chiffres parlent d’eux-mêmes, à tel point que, face aux 500 000 festivaliers qui s’y pressent chaque année, certains en viennent à regretter le bon vieux temps… La cité des Alizés est en effet devenue l’une des destinations touristiques incontournables du pays. Le nombre d’hôtels, riads et maisons d’hôtes est passé de 9 à 157 en dix ans. Idem pour les restaurants (de 7 à 62), les cafés (de 17 à 147) et les associations, qui sont aujourd’hui plus de 450. 

    Des passerelles avec le monde

    Plus au nord, dans la capitale spirituelle du royaume, la fondation Esprit de Fès chapeaute cinq événements, dont le Festival des musiques sacrées. « Nous cherchons à atteindre notre but : accompagner le développement de la ville à travers la culture, en puisant dans les racines et le patrimoine. Nous souhaitons une animation quasi continue, toute l’année », explique la directrice, Fatima Sadiqi, qui considère que « la culture et le tourisme culturel constituent un véritable moteur de développement durable. » « Les festivals créent des passerelles entre les Marocains eux-mêmes et, pour ­nombre de ceux-ci, avec le reste du monde », conclut Neïla Tazi.

    Comme Fès et son Festival de la culture amazighe, Agadir accueille cette année la sixième édition de Timitar, où les grands noms de la chanson berbère côtoient des artistes internationaux. Une dimension identitaire et une preuve, comme les confréries gnaouas, de la pluralité du Maroc : « Timitar est né dans une région à forte identité amazighe, culture dans laquelle la musique a toujours pris une place très importante sur les plans social et économique, mais était assez peu relayée par les médias », constate le directeur artistique, ­Brahim El Mazned. « Cette dyna­mique de festivals qui évoluent depuis dix ans au Maroc est extraordinaire, elle trouve son origine dans les grands rassemblements populaires, profanes et sacrés (moussems, souks…). Mais tout cela ne doit pas cacher la nécessité essentielle d’avoir une vraie politique culturelle à l’échelle de l’État et des collectivités territoriales », conclut-il.

    Ce que ne contrediront pas les agitateurs casablancais du Boulevard des jeunes musiciens, dédié aux musiques ­urbaines. L’équipe de ce Petit Poucet par le budget (3,5 millions à 4 millions de dirhams, soit entre 315 000 et 360 000 euros) a réduit les ambitions de son festival cette année (du 28 au 31 mai), pour développer un projet de centre de musiques actuelles de 850 m2 au Technopark de Casablanca, avec locaux de répétition, studios d’enregistrement et formations pour les jeunes artistes marocains. Elle fait également partie du collectif d’artistes et d’associations qui vient de se voir confier les anciens abattoirs de Casablanca, soit sept hectares dédiés à une friche de création culturelle, dans différentes disciplines (musique, mode, cinéma…).

    Ce boom des festivals a encouragé l’éclosion d’une nouvelle scène maro­caine très remuante, dans différents ­styles (rock, hip-hop, fusion), qui se retrouve chaque année au « Boulevard ». Mohammed VI lui-même y prête attention : il gratifiait l’an dernier d’une enveloppe de 250 000 dirhams (23 000 euros) huit groupes de cette nouvelle scène, jugés « prometteurs » et « ayant hissé leurs productions au rang de la créativité ».

      Tous droits de reproduction et de représentation

    الانتخابات في تفراوت

    Tafraout : la folle ruée vers les candidatures



    58 candidats sont en lice  pour briguer les 13  sièges du conseil municipal de la ville, dont huit femmes (soit quatre listes) qui espèrent remporter l’élection du district électoral additionnel. C’est du jamais-vu à Tafraout. Les candidatures pour les communales connaissent un engouement  exceptionnel lors de ce rendez-vous  électoral du 12 juin. D’autant que  de toutes les élections municipales précédentes, le nombre de postulants n’a jamais excédé au mieux deux candidats par circonscription. A voir, aujourd’hui, la liste  arrêtée des candidats affichée par les autorités locales, ce nombre  atteint facilement la moyenne de cinq concurrents par  district électoral. Et dans certaines circonscriptions, ce nombre dépasse  largement ce chiffre. Il s’agit notamment de la circonscription  portant le numéro 11 (Adad II) où 9 concurrents s’affrontent pour décrocher ce siège, suivie du district 10 (Adad I) qui compte  6 candidats. Mais la circonscription n° 7 (Aguerd Oudad) sort, elle, du  lot : un seul candidat  s’y est présenté. Quid des couleurs partisanes portées par les candidats en lice? L’UC présente 13 candidats dont deux femmes de la liste additionnelle, pour ainsi caracoler en tête des partis en compétition. La région et ses communes rurales étant  le fief traditionnel de ce parti. Au moment où 8 candidats et deux femmes dans la circonscription ajoutée  se livrent bataille sous l’étiquette du  Parti du Centre  Social qui tente pour la première fois la conquête de la ville. Alors que le même nombre  briguant les mandats d’élus  communaux  mène aussi  campagne sous la bannière du parti de la colombe en plus de  deux candidates sur la liste réservée aux femmes. Vient ensuite l’USFP avec 6 candidats et deux femmes pour  la liste supplémentaire. Quant aux PI, PJD et MP, ils soutiennent chacun 4 candidats dans l’ensemble des circonscriptions. Sans  qu’aucune femme ne brigue la circonscription additionnelle sous leurs couleurs. Le Parti travailliste, le Renouveau et Equité et la Coalition de la gauche démocratique ont accrédité chacun un candidat au niveau de la totalité des districts.  L’on signale par ailleurs qu’à l’exception des listes additionnelles réservées aux candidates, le constat  d’une très faible représentation féminine au niveau des candidatures qui visent les 11 autres sièges  ordinaires du conseil municipal. Sachant qu’une seule femme s’est présentée  pour tenter  d’obtenir la confiance des électeurs dans la circonscription n° 2, et ce au nom de l’UC. La culture sexiste et exclusive envers le genre féminin persiste  toujours, d’autant plus que même dans les  circonscriptions additionnelles attribuées aux femmes, parmi les dix partis en compétition, quatre seulement ont présenté les listes de leurs candidates. Cette  ruée des électeurs vers les candidatures s’explique par le rôle des médias dans la sensibilisation et l’incitation des citoyens à participer dans la gestion de leurs affaires locales par la «conquête» du pouvoir communal. Cela n’a pas manqué de susciter  la  bonne réceptivité du message auprès des jeunes. Surtout que la fourchette d’âges de la plupart des candidats se situe entre 18 et 38 ans. A cet argument s’ajoute le désir d’un changement de l’équipe communale sortante qui a dirigé la municipalité pendant trois longs  mandats successifs. Laquelle équipe  qui, se souciant peu des préoccupations des citoyens au profit  de ses propres intérêts, s’est distinguée par  un  bilan  peu reluisant  et tombe aujourd’hui dans la disgrâce aux yeux  des électeurs désabusés par  tant de déconvenues infligées aux attentes collectives.

    Jeudi 04 Juin 2009
    IDRISS OUCHAGOUR
    Libération:  http://www.libe.ma/

    اعلان عن جمع طلبات الاستفادة

     

    دعوة

     

     الى جميع الجمعيات الراغبة في الاستفادة من عملية إهدومن لتامازيرت التقدم بملأ الاستمارة المرفقة لهذه الرسالة وإرسالها للمسئولين الى العنوان الالكتروني الآتي : ihdoumen@amisdetafraout.ma 

    قصد دراستها واتخاذ الإجراءات اللازمة لإدراجها في لائحة المستفيدين ،و ذلك رغبة في ضمان توزيع منطقي ومستهدف لفئة في أمس الحاجة لهذه التبرعات وتجنب التوزيع العشوائي وحتى يسهل التأكد من الأسر المستهدفة بتوصلها بالتبرع عن طريق الجمعيات التي لها نفوذ على مجال عملها.

    لتحميل طلب الاستفادة المرجو الضغط هنا
    طلب الاستفادة

    pour la réouverture des frontères Algéro-Marocaines

    PÉTITION

    Bonjour,
     
    Vous aussi signez la pétition pour la réouverture des frontières Algéro-Marocaines, pour que les familles séparées depuis 1994 puissent oublier leur drame et retraverser cette frontière longue de quelques kilomètres seulement où le temps et les échanges se sont figés.
    Rassemblons-nous... pour la relance des relations bilatérales, pour un nouveau décollage économique bénéfique à l'ensemble des peuples de cette région en particulier et du Maghreb Arabe en général.
    Signez cette pétition pour que cette fraternité entre l'Algérie et le Maroc ne subisse plus la fracture et la blessure de cette séparation.
    Cliquez sur le site ci-dessous
     
    www.algerie-maroc.com
     
    Relayez ce message à tous vos contacts et sur votre site internet car il nous faudra être encore beaucoup plus nombreux pour peser en faveur de cette réouverture des frontières.

    Merci

    2ème édition du salon de l'économie sociale et solidaire (ECOSS) 30 mars 2009

    2ème édition du salon de l'économie sociale et solidaire (ECOSS) 30 mars 2009

    Sous le thème "le commerce équitable pour un développement durable", le Ministère Délégué auprès du premier Ministre, chargé des affaires économiques et générales, organise du 30 avril au 3 mai 2009 à la Foire internationale de Casablanca la 2ème édition du Salon de l'Economie Sociale et Solidaire.

    Ce temps d'échange et de promotion des savoirs faire, soutenu par l'Ambassade de France au Maroc, sera animé par des ateliers scientifiques sur la thématique du commerce équitable ainsi que par des stands accueillant plus de 180 exposants.

    Ce salon ECOSS sera une occasion de rencontre et de réflexion qui met en relief la capacité des acteurs à créer, innover et soutenir le commerce équitable afin de donner une impulsion qualitative aux produits issus de l'économie sociale et solidaire.
    Brochure ECOSS 2009

    SOURCE: Service de Coopération et d'Action Culturelle

    شاب معاق تفتح أمامه أبواب الآمل

    شاب معاق تفتح أمامه أبواب الآمل


    شهدت عائلة بقرية تدارت الواقعة بجماعة أملن و التي تبعد على دائرة تافراوت ب 5 كيلومترات حدثا تاريخيا وفرحة عارمة بعدما حصل أحد أبنائها وهو شاب في العشرينات من العمر و معوق جسديا (حيت ولد بدون ساقين)، على دراجة إلكترونية هبة من أحد المحسنين بعد مجهودات من جمعيات من المنطقة و تمكن من الخروج من منزله بعد أن كان لم يغدره منذ عشرين سنة

    و بالفعل في يوم الثلاثاء 10 مارس 2009 و بمقر جماعة أملن وبحضور كل من ممثلي جمعية أنبدور و إمي نزغت و جمعية أنيل و ممثل سكان الدائرة 2 قام قائد قيادة أملن بمعية السيد أهراس الحاج ابراهيم(صاحب الهبة) و هو من أبناء أملن بتسليم مفاتح الدراجة االكترونية للشاب الذي كان بصحبة أمه


    image




    image

    image



    المصدر:
    www.amisdetafraout.com

    oumsnate 01/03/2009

     

    Appel à projets - Les jeunes et l'environnement

    Appel à projets
    - Les jeunes et l'environnement
    10 février 2009

    Pour la deuxième année consécutive, et afin d'accompagner les initiatives de SM le Roi Mohammed VI en faveur de la jeunesse marocaine, le Service de Coopération et d'Action Culturelle souhaite encourager les projets associatifs impliquant les jeunes marocains.

    En 2008, 22 projets ont ainsi été soutenus sur le thème de la participation des jeunes à la vie publique.

    En 2009, le thème retenu est « les jeunes et leur environnement » afin de favoriser limplication des 15-30 ans dans la valorisation et la protection de leur cadre de vie et des ressources naturelles.

    Les projets sélectionnés s'inscriront donc dans cette thématique générale et auront pour objectif :

    - de sensibiliser : campagnes de sensibilisation et de prévention (pollution de l'air, de l'eau, gestion des ressources naturelles, information sur les risques naturels (crue, sécheresse, zone inondable, glissement de terrain...), ou industriels (déchets dangereux, stockage et collecte de produits dangereux...)

    - d'éduquer à l'environnement : création d'outils pédagogiques et de communication (connaissance et suivi régulier des milieux naturels de la région au moyen d'inventaires, d'études, d'herbiers), élaboration et aménagement de parcours et de programmes éducatifs, promotion du recyclage, des énergies renouvelables, du tri sélectif, des économies d'énergie, des gestes éco-citoyens&

    - de préserver et mettre en valeur : campagnes de nettoyage et de propreté (aires de jeux, plages, forêts, espaces publics), de plantation, réhabilitation des espaces naturels (oueds, bocages, jardins)

    Une attention particulière sera portée à l'égalité entre les sexes dans la mise en oeuvre du projet ainsi qu'à la capacité de l'association à nouer des partenariats avec d'autres associations ou des organismes publics et/ou privés.

    Le détail de l'appel à projets est disponible à l'adresse suivante : http://www.ambafrance-ma.org/cooperation/index.cfm (conditions de candidature, nature des projets éligibles, dossier à télécharger).

    Les dossiers de candidature doivent être envoyés ou déposés au Service de Coopération et d'Action Culturelle (par courrier ou par mail) avant le mardi 31 mars 2009 (délai de rigueur) à l'adresse suivante :
    Véronique BOUVELLE - Ambassade de France au Maroc - Service de Coopération et d'Action Culturelle - 2 rue Ghandi - BP 181- Rabat ou par email : scacjeunesse@gmail.com

    A télécharger :
    Dossier appel à projet
    Communiqué de presse en arabe

    le Festival des amandiers

    Tafraout rend hommage à son arbre fétiche, l’amandier

    A la cause de l’amandier meurtri, Tafraout est entièrement dévouée. C’est ce qui ressort des deux journées qu’a duré le Festival des amandiers (les 27 et 28 février, à Tafraout). Mêlant séminaires, expositions et divertissements, cette manifestation a pris l’aspect d’une campagne de sensibilisation au drame que vit cet arbre cher au cœur des Tafraoutis.

    Frêle jusqu’à ses profondes racines, l’amandier en impose au regard lorsqu’il se couvre de fleurs. Alors, la région de Tafraout exhale une infinie douceur que n’égale que la joie de ses habitants à la perspective d’une bonne cueillette. Le cœur en fête, ils se mettent à bichonner cet arbre béni que la nature, dans un élan de la générosité, a fait pousser sous leur climat pour qu’ils jouissent de ses nombreux bienfaits. Ici plus qu’ailleurs, cette rosacée, comme disent les botanistes, est soignée avec dévotion. A la mesure de la ferveur qu’elle inspire. Ses rivaux - l’olivier, le palmier dattier, le caroubier, l’arganier -ont beau faire assaut de séduction, l’amandier ne descend pas du piédestal sur lequel il a été mis pour l’éternité.

    Plus qu’un arbre de bon rapport, l’amandier représente un symbole à Tafraout
    Bien que son prix soit voisin de celui de la datte et cinq fois inférieur à celui de l’huile d’argan, l’amande, aux yeux des Tafraoutis, vaut son pesant d’or. Après sa récolte, une grande partie en est vendue pour améliorer l’ordinaire, le restant est conservé religieusement. Il n’est mis à contribution que dans des circonstances exceptionnelles : un besoin pressant d’argent, une circoncision, un mariage, un enterrement ou la réception d’un hôte. En guise de souhait de bienvenue à ce dernier, on lui sert un thé à la menthe accompagné d’amandes du terroir, dont on ne manquera pas de lui chanter l’unique saveur. Il aura tout le temps de l’apprécier, tant l’amande est présente dans toutes les péripéties du repas : pain cuit sur les cendres ou sur des pierres brûlantes piqueté d’amandes, hors-d’œuvre dans lesquels se glissent des amandes, couscous aux raisins de Corinthe et aux amandes, tajine mhammar aux amendes, poulet farci aux amandes… Et le reste est à ce pantagruélique avenant où l’amande prime.
    Plus qu’un arbre fruitier de bon rapport, mieux que ses compagnons, le palmier dattier, l’olivier et l’arganier, l’amandier est l’une des composantes culturelles de la région de Tafraout. De par la vêture d’une blancheur teintée de rose qu’il arbore au moment de sa floraison, il est associé à la virginité. Le goût de son fruit le fait rattacher à la douceur. A l’amande, très riche en huile, protéines, glucides et vitamines, on prête des vertus virilisantes. Du coup, elle est devenue le symbole de la virilité et de l’effet de celle-ci la fécondité. C’est pourquoi la mariée, quand elle pénètre, pour la première fois, dans la maison familiale de son époux, se trouve reçue par un jet d’amandes. Ceci expliquant cela, le fruit de l’amandier est lié à la sensualité et à la jouissance. Le comble du bonheur, dit une chanson, est de se retrouver «avec une belle femme, un plateau de thé et une assiette d’amandes». On comprend alors que l’amandier et ses produits aient donné lieu à tant d’adages, de proverbes et d’aphorismes. A titre d’exemple, cette sagesse : «Les humains et les fleurs d’amandiers ont en commun de déguiser sous une même belle apparence des fruits dont on ne peut savoir s’ils sont doux ou amers». Autre preuve de la portée symbolique de l’amandier et des amandes, leur présence obsédante dans la musique des Rwayes. «Ô amande, va saluer de ma part la datte du Tafilalet !», supplie l’amoureux transi. «Les fleurs des amandiers réjouissent le cœur des gens d’Ammeln», chante le soupirant d’une jeune fille en fleur.

    Assailli par des insectes ravageurs et les intempéries, l’amandier se trouve en déclin
    Les Tafraoutis, eux, ont le cœur serré au spectacle du sort cruel qui frappe, au fil des ans, leur arbre chéri. Sa nature délicate en fait la proie favorite d’éléments attachés à sa perte. Assailli par des légions de scolytides, de faux tigres, de pucerons de buprestes verts et d’acariens, l’amandier voit s’émousser ses pathétiques défenses, sa sève s’épuiser ; il périclite, puis rend l’âme. A ces insectes qui lui en veulent à mort, se greffent le vent froid qui s’abat sur la région de Tafraout et auquel ce frileux est extrêmement sensible, la sécheresse qui l’assoiffe, les bêtes friandes de ses feuilles et l’abandon induit par l’exode de beaucoup de Tafraoutis vers des villes plus clémentes, observe Mustapha Aït Mekki, ancien forestier et actuel directeur de l’hôtel Kerdous, élevé sur un piton, à 54 km au sud de Tafraout, ajoutant que «l’on peut dire que l’amandier en plein champ a pratiquement disparu». Seuls 6 000 hectares plantés d’amandiers subsistent dans la province de Tiznit, dont dépend la région de Tafraout. Impensable pour un arbre-symbole, se sont dit des hommes de bonne volonté. C’est ainsi que l’association Louz Tafraout a vu le jour, en 2 000, avec le dessein de faire rendre à l’amandier son lustre d’antan. Mais esseulée, comme le rapporte son président, Brahim Chahid, l’association n’a pu faire mieux que d’organiser quelques activités sans effet. Ce n’est qu’avec le lancement du Plan Maroc Vert qu’elle a pu sensibiliser le ministère de l’agriculture au drame de l’amandier. De concert, l’association et le ministère ont décidé que cette renaissance de l’amandier soit célébrée rituellement par un festival. Au vrai, celui-ci n’est pas inédit, rappelle Aït Mekki, il s’est tenu tout au long des années soixante-dix, mais il a tiré sa révérence, en 1982, «à cause de la sécheresse qui sévissait à l’époque, particulièrement dans la région de Tafraout», explique Chahid.
    Enserrée par un cirque de montagnes de granit rose et veillée par des rochers gigantesques, dont certains sont proprement funambulesques, Tafraout, au crépuscule, ressemble à une toile éclatante de lumière rose. Un spectacle toujours le même et toujours nouveau, dont les Tafraoutis ne se rassasient jamais. Mais, à la tombée du jour de ce vendredi 27 février, ils lui font une infidélité, attirés qu’ils sont par l’ouverture festive du Festival des amandiers. En fait, ils étaient tellement impatients que pendant que des doctes éclairaient la lanterne des béotiens sur l’économie sociale et l’économie solidaire, ils arpentaient le boulevard principal en long et en large, afin de distraire leur attente. Il faut dire que les plats proposés flattent leur goût. A Tafraout, on ne jure que par les Ahwach et les Rwayes. Une heure avant que les premiers ne se produisent, la place consacrée au spectacle est noire de monde. Un monde pittoresque, bigarré, hétéroclite. Jeunes et vieux, nantis et modestes, femmes en ces amelhaf les couvrant de la tête aux pieds, hommes en turbans et djellabas. L’on est frappé de voir que les deux sexes ne se mélangent pas. L’on est étonné d’observer que des Tafraoutis qui ont pignon sur la rue casablancaise dédaignent les chaises qui leur sont réservées pour se mêler à la foule.
    A 18 heures, les Ahwach de Tafraout font leur entrée en scène. On sait que le «protocole» de cette danse collective varie d’une contrée à l’autre. A Haha, les femmes en sont exclues. A Ouarzazate, elles dansent autour des musiciens agenouillés au milieu. A Imintanout, elles chantent et dansent en ligne face aux hommes. Mais la variante tafraoutie est réellement saisissante. Les femmes sont les premières à paraître. Elles se présentent en biais, le visage couvert, face à chacun, aussitôt, on étend un voile long, appelé amadel. Du coup, le spectateur n’a droit qu’aux mains qui claquent et aux pieds qui trépignent. Lorsque les instrumentistes font leur apparition, ils se tiennent debout, à distance respectueuse des danseuses et chanteuses, auxquelles à aucun moment ils ne se mêleront. De par son originalité et son talent, le spectacle ne laisse pas indifférent, comme le prouve l’enthousiasme de la foule, qui non seulement l’applaudit, mais y prend part, sans voile.
    Après la parenthèse du malien Bassékou Kouyaté, qui n’a pas suscité le délire d’un public peu familier à la musique subsaharienne, les Rwayes Fatima Tachtoukt et Saïd Outajajt prennent le relais. Avec un bonheur certain. Descendants d’une longue lignée de Rwayes, ces troubadours célestes, les deux chanteurs ont enchanté par leur verve et leur justesse, au point de déchaîner la foule. Laquelle affluera encore plus innombrablement sur la place, alléchée par ces morceaux de choix que sont les gitans de Rajasthan, les merveilleux Ahwash Aglagal, l’immense Rkia Demsiriya et le non moins célèbre Rays Bizmaouen. Tous se sont acquittés de leur tâche avec brio. Ce dont le public leur sera reconnaissant, en ne lésinant pas sur les manifestations de sa joie.
    Mais si les feux de la rampe se sont éteints tard la nuit du samedi 28 février, le festival ne tenait pas à baisser rideau avant d’accomplir un geste symbolique en faveur de la renaissance de l’amandier. C’est le sanglier qui en fit les frais, en étant la cible d’une battue en bonne et due forme, par la matinée printanière du dimanche 1er mars. De quoi l’accuse-t-on ? De sa fringale d’amandiers, dont il ne fait qu’une bouchée. Geste qui démontre qu’on ne recule devant rien pour que l’amandier renoue avec sa splendeur passée.

    Et-Tayeb Houdaïfa
    09-03-2009
    logo la vie eco