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إعلان لترشيح المشاريع البيئية للجمعيات
إعلان لترشيح المشاريع البيئية للجمعيات
دورة 2010
تنهي كتابة الدولة المكلفة بالماء والبيئة / قطاع البيئة إلى علم الجمعيات الفاعلة في ميدان البيئة والتنمية المستدامة أن قطاع البيئة أعطى إنطلاقة دورة 2010 من برنامج الشراكة مع الجمعيات. وستخصص هذه الدورة لدعم المشاريع المتعلقة بالتحسيس العملي للحد من الآثار السلبية لأكياس البلاستيك.
وفي هذا الصدد، فإننا نهيب بالجمعيات المهتمة لإعداد مشاريعها البيئية وفق مراحل ملف الترشيح الموجود على موقع قطاع البيئة على الأنترنيت (www.environnement.gov.ma)، لترشيحها قبل 31 يناير 2010.
تودع ملفات الترشيح لدى المصالح الخارجية لقطاع البيئة داخل الآجال المحددة (أنظر لائحة المصالح الخارجية المرفقة لملف الترشيح).
APPEL A PROJETS AUX ASSOCIATIONS
Edition 2010 Dans le cadre du « Programme de Partenariat avec les associations actives dans les domaines de l´Environnement et du Développement durable », le SEEE/DE lance un appel à projets aux ONG intéressées pour soumettre leurs projets. La priorité de cette édition est donnée aux projets traitant du thème de la Sensibilisation par l´action sur l´impact des sachets en plastique sur l´environnement. Les associations intéressées sont invitées à consulter le site web (www.environnement. gov.ma) pour le dossier de candidature et pour toutes informations complémentaires. Abderrahim DIAB Ingénieur d'Etat Principal Le Chef du Service Régional de l'Environnement Région Marrakech Tensift Al Haouz Département de l'Environnement Secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement Adresse : Avenue Hassan II. B.P 4123. Place 16 Novembre. Guéliz_Marrakech. Maroc Fax : 0524457932 Tél. : 0524457932 // 0524457869 GSM : 0661701327 http://diabenviro. maktoobblog. com/ TafraoutLutte contre l'insécurité et trafic de stupéfiants : Le sursaut salutaire de la gendarmerie à TafraoutC'est un pavé dans la mare des malfaiteurs
et autres dealers opérant dans les différents quartiers de la
ville. Depuis quelques semaines, les éléments de la gendarmerie Royale,
sous la houlette de l'adjudant nouvellement nommé à la brigade de la
ville, ne connaissent pas de repos. Ils ne cessent de multiplier
rondes et ratissages de jour comme de nuit, visant la lutte contre
l'insécurité et l'assainissement de la ville. Ainsi, ces éléments
ont-ils procédé à de larges campagnes de contrôle d'identité menées dans
les quartiers difficiles de l'agglomération .Où, en effet, de nombreuses
personnes ne payant pas mine et vadrouillant à longueur de journées dans
ces espaces, ont été interpellées. Il s'agit de ces hauts
lieux de la pègre dans la ville : les quartiers périphériques
Doulohel, Douar Rejja Fellah, et Aglagal. Ces descentes se sont
vite avérées payantes. Ayant permis de démanteler de
nombreuses bandes de voleurs qui ont élucidé plusieurs rapines
perpétrées dans la ville. En plus de l’arrestation des pickpockets
ayant pris l'habitude de commettre leurs forfaits, depuis longtemps, le
jour du souk, dans la médina, à la faveur des bousculades. Or, ces lieux constituent aussi des antres pour nombre de trafiquants de drogue et autres stupéfiants mais aussi une plaque tournante qui fournit la ville ainsi que les régions lointaines relevant des communes du cercle de Tafraout. Ces assauts des éléments de la GR ne sont pas vains; ils ont provoqué la débandade des dealers qui ont fini par fuir la région sous l'étau des traques inlassables. La campagne en question a ciblé également les faux mendiants qui squattent les rues et venelles de la cité. Débusqués de leurs abris de fortune aménagés dans les espaces agricoles alentours, nombre d'entre eux se sont révélés être de véritables voyous armés de couteaux qui n'hésitent pas à dégainer dès que l'occasion se présente pour racketter leurs victimes de passage dans les environs. Sont concernés du reste, par cet opération, les pochards, ô combien nombreux, qui s'enivrent à l'eau de Cologne en organisant des beuveries en plein public dans certains coins de la ville .Pour se transformer du coup en des énergumènes semant panique et terreur parmi les habitants et les passants dont des touristes étrangers. Les marchands de ces parfums alcoolisés communément appelés « 23 », qui ont découvert dans leur vente un commerce juteux, sont mis en garde de ne plus vendre ces produits à ces ivrognes .Les parages des écoles, notamment les deux collèges et lycée de la ville sont aussi ratissés. La chasse aux dragueurs des écolières est constamment menée aux heures de sortie des élèves. Enfin, la circulation routière n'est pas en reste, puisque une large campagne de contrôle de véhicules, lors de barrages routiers, a trahi le non-souscription de nombreux automobilistes à la police de l'assurance. Les conducteurs de voitures et motos sans document légal se sont vu confisquer leurs véhicules et mis en fourrière .Les habitants louent ces interventions visant à rétablir la sécurité et l'ordre tout en estimant que son timing est opportun. « C'est avec beaucoup de satisfaction que la population locale suit les efforts des agents de la GR de la ville. Ces opérations surviennent à point nommé, surtout que l'approche de la fête de voir du mouton coïncide toujours avec la période des pics des cambriolages et vols enregistrés dans la région », se félicite le président d'une association de développement local. Sans cacher pour autant sa crainte en ces opérations de simples actes de circonstance: « Nous espérons que cette démarche s'inscrit dans la continuité, loin de ces opérations « feu de paille » qui n'ont qu’un impact éphémère avant que le désordre ne revienne au galop ». Toutefois, devant ces interventions de la gendarmerie, les opérateurs touristiques se demandent, quant à eux, pourquoi le secteur touristique n'est pas touché par cette campagne d'assainissement. Surtout que ce domaine connaît une anarchie indescriptible dont les acteurs sont ces nuées de rabatteurs doublés de faux-guides, à la solde de certains bazaristes connus, qui se livrent à l'arnaque et au harcèlement des touristes à longueur de journées, dans les rues et places de la cité, en toute impunité. Mardi 20 Octobre 2009 IDRISS OUCHAGOUR appel à projets Fondation Suez Environnement Concours Eau pour Tous : appel à projets Bonjour, Pour la deuxième année consécutive, la Fondation SUEZ ENVIRONNEMENT – EAU POUR TOUS, placée sous égide de l’Institut de France, lance le concours Eau pour Tous. Il vise à faire émerger des projets favorisant l’amélioration, le développement et la professionnalisation des services urbains de l’eau et de l’assainissement dans les pays en développement. Comme en 2009, deux Prix seront décernés en mai 2010 à Paris : - le Grand Prix, récompensé par une somme de 100 000 €, - le Prix Spécial, récompensé par une somme de 30 000 €. Le concours s'adresse aux institutions de recherche, d'enseignement supérieur ou de formation et couvre toutes les problématiques liées à la mise en place et à la gestion de ces services : Traitement, Réseau, Gestion de la clientèle, Tarification et Financement du service, Organisation et Gouvernance, Accès des populations défavorisées, Education et Renforcement des capacités, Urbanisme et Foncier. L'appel à candidatures est ouvert du 1er octobre 2009 au 15 décembre 2010. Ce concours représente une belle opportunité d'encourager la recherche et de faire connaître des projets remarquables pour faire progresser l'accès à l'eau et à l'assainissement des populations urbaines dans les pays en développement. source:http://www.concourseaupourtous.fr Maroc VertLe Plan Maroc Vert
Une première série de projets
l'Agence de développement agricole en pilotage
La mise en œuvre du Plan Maroc Vert, qui porte la nouvelle stratégie agricole nationale, est en marche. Une première série d'une vingtaine de projets d'investissements dans le secteur agricole dans le cadre de ce plan est déjà prête.
Elle a été
menée à maturité par l'Agence de développement agricole (ADA) qui pilote le plan,
selon le département de l'Agriculture. Ces projets, qui entrent dans le cadre du
pilier I, sont destinés à 8 filières notamment l'olivier, les agrumes et le
lait. Ils profitent à 13 régions et mobiliseront des investissements de l'ordre
de 6,8 milliards de DH sur 10 ans. Pour les projets d'agrégation, ils concernent
plusieurs filières notamment l'Olivier (4), les agrumes (4), le maraîchage (2)
et lait (6).
****************************** Un million d'entreprises agricoles Pour
la mise en œuvre du Plan Maroc Vert, il sera procédé au financement de 300 à 400
projets sociaux inscrits dans le cadre d'un plan régional visant la reconversion
des agriculteurs précaires dans des activités à haute valeur ajoutée et moins
sensibles aux précipitations. Il s'agit aussi d'encourager les projets de production intensive dans les domaines aussi bien de production animale que végétale, à travers l'encadrement des agriculteurs et leur qualification pour avoir un revenu supplémentaire.
***************************************** REPERES
Record La campagne agricole 2008-2009 a enregistré une production record des céréales qui s'est établie à 102 millions de quintaux, soit une augmentation de 98,3% en comparaison avec la précédente campagne.
Répartition Cette production est répartie entre le blé tendre à hauteur de 43,4 millions de quintaux, l'orge pour 37,8 millions de quintaux et le blé dur avec 20,3 millions de quintaux.
Détails Les volumes de blé tendre commercialisés déclarés par les intervenants du secteur se sont, pour leur part, chiffrés à 20 millions de quintaux à fin août, ce qui représente une augmentation de 94% par rapport à la campagne précédente et de 61% en comparaison avec la moyenne des cinq dernières années. Source : Le Matin رمضان مبارك![]()
كل عام وانتم بخير ![]() لدورة الثالثة للسباق على الطريق" تسمغورت ن تيزلا " بمدينة تافراوت يوم الاحد 9 غشت 2009
تقام
الدورة الثالثة للسباق على الطريق " تسمغورت ن تيزلا " بمدينة تافراوت يوم
الاحد 9 غشت المقبل ، وهي التظاهرة التي تدخل ضمن أنشطة مهرجان تيفاوين
ويشرف على تنظيمها كل من جمعية المهرجان بتعاون مع جمعية أصدقاء تافراوت
،ويتضمن برنامج هذه التظاهرة ثلاث سباقات على مسافات : - 2000 متر وهو سباق خاص بفئة الفتيان والفتيات مواليد سنتي 1992 و 1993 . - 4000 متر وهو سباق خاص بفئة الشبان والشابات مواليد سنتي 1990 و 1991 . - 8000 متر وهو سباق خاص بفئة الكبار من الذكور والإناث مواليد ما بين 1970 و 1989. وسيخصص المنظمون جوائز رمزية للفائزين الثلاث من الذكور والاناث في فئتي الفتيان والشبان ، فيما ستخصص جوائز مادية للفائزين الثلاث في فئة الكبار حسب التالي : - فئة الكبار ذكور : - الرتبة الأولى : 3000 درهما . - الرتبة الثانية : 2000 درهما . - الرتبة الثالثة : 1000 درهما . -فئة الكبار إناث : - الرتبة الأولى : 1500 درهما . - الرتبة الثانية : 1000 درهما . - الرتبة الثالثة : 500 درهما . كما ستخصص جائزتين لأكبر المشاركين سنا في التظاهرة . وقرر المنظمون تحديد الساعة الواحدة زوالا من يوم الاحد 9 غشت 2009 كآخر أجل لتسجيل المشاركين على أن تعطى انطلاقة السباقات في تمام الساعة الرابعة بعد الزوال من امام مدرسة محمد الخامس قرب بلدية تافراوت . للمزيد من المعلومات عن هذه التظاهرة وضع المنظمون الرقم الهاتفي التالي رهن اشارة الراغبين في المشاركة : - السيد بلال عبدي : 0658757458 والبريد الالكتروني التالي : tasmghort@amisdetafraout.ma Spécial électionsPoltronnerie électorale : Histoire d’une candidature unique peu loyaleDans cette fièvre électorale qui s’empare de la ville,
il est curieux de constater que la circonscription électorale
d’Aguerd Oudad (7) déroge à cette tendance de pluralité de
candidatures. Un pavé, en effet, dans la mare de bravoure et de fair-play
dans une compétition électorale qui se veut démocratique et loyale.
Pour comprendre, il faut d’abord savoir que la circonscription d’Aguerd
Oudad était représentée électoralement lors du mandant précédent en
la personne de Aziz Akhnouch. A tout seigneur (et notable), tout honneur.
Lorsqu’il s’est porté candidat lors des dernières élections municipales de
Tafraout, il menait compétition sans rival. Personne ne voulait et
n’osait entrer en lice avec lui. D’abord, par un certain respect dû
à un fils de la région pour préserver le « décorum traditionnel local »;
ensuite, parce que c’est peine perdue pour tout candidat concurrent. Tout
le monde savait pertinemment que le seigneur ratissera large. Et c’est le
même scénario de réticence chez les candidats et qui se répète lors de
cette échéance, tant les rumeurs confirment que le même candidat est
appelé à rempiler pour un deuxième mandat aux communales. Pour le
moment, rien ne permet d’infirmer sa probable candidature. Cependant, son
entourage a bien eu vent de son désistement in extremis.
L’information est relayée par certains membres de l’équipe municipale
sortante qui ont tout fait pour tromper l’opinion locale afin de
faciliter l’admission de l’un des leurs au conseil. Les nombreux jeunes
candidats qui convoitent les voix de cette circonscription si Akhnouch se
retire ne se doutent point de la mascarade! La machine de la rumeur
mensongère a magistralement maintenu l’opacité et la
discrétion. Au sein de l’administration concernée par les candidatures,
pour ceux qui sont dans les bonnes grâces de ses fonctionnaires pour
pouvoir être mis au secret de la chose, la vérité n’a pas filtré,
mais plutôt c’est le contraire qui est soutenu. Comme si des consignes
avaient été données. Car, paraît-il, il faut coûte que coûte sauver ce
pauvre élu sortant, donné outsider vu qu’il n’a aucune chance d’être
élu en raison de son passage au conseil désavoué par l’ensemble de
l’électorat. A midi moins quelques minutes, date butoir de dépôts de
candidatures, la conspiration du silence a écarté tous les rivaux et
a permis à l’heureux élu de présenter tranquillement sa
candidature pour un nouveau mandat dans cette circonscription, seul et
sans concurrent : Un succès certes, mais sans gloire!
Vendredi 05 Juin 2009 Driss Ouchagour Libération Spécial électionsPoltronnerie électorale : Histoire d’une candidature unique peu loyaleDans cette fièvre électorale qui s’empare de la ville,
il est curieux de constater que la circonscription électorale
d’Aguerd Oudad (7) déroge à cette tendance de pluralité de
candidatures. Un pavé, en effet, dans la mare de bravoure et de fair-play
dans une compétition électorale qui se veut démocratique et loyale.
Pour comprendre, il faut d’abord savoir que la circonscription d’Aguerd
Oudad était représentée électoralement lors du mandant précédent en
la personne de Aziz Akhnouch. A tout seigneur (et notable), tout honneur.
Lorsqu’il s’est porté candidat lors des dernières élections municipales de
Tafraout, il menait compétition sans rival. Personne ne voulait et
n’osait entrer en lice avec lui. D’abord, par un certain respect dû
à un fils de la région pour préserver le « décorum traditionnel local »;
ensuite, parce que c’est peine perdue pour tout candidat concurrent. Tout
le monde savait pertinemment que le seigneur ratissera large. Et c’est le
même scénario de réticence chez les candidats et qui se répète lors de
cette échéance, tant les rumeurs confirment que le même candidat est
appelé à rempiler pour un deuxième mandat aux communales. Pour le
moment, rien ne permet d’infirmer sa probable candidature. Cependant, son
entourage a bien eu vent de son désistement in extremis.
L’information est relayée par certains membres de l’équipe municipale
sortante qui ont tout fait pour tromper l’opinion locale afin de
faciliter l’admission de l’un des leurs au conseil. Les nombreux jeunes
candidats qui convoitent les voix de cette circonscription si Akhnouch se
retire ne se doutent point de la mascarade! La machine de la rumeur
mensongère a magistralement maintenu l’opacité et la
discrétion. Au sein de l’administration concernée par les candidatures,
pour ceux qui sont dans les bonnes grâces de ses fonctionnaires pour
pouvoir être mis au secret de la chose, la vérité n’a pas filtré,
mais plutôt c’est le contraire qui est soutenu. Comme si des consignes
avaient été données. Car, paraît-il, il faut coûte que coûte sauver ce
pauvre élu sortant, donné outsider vu qu’il n’a aucune chance d’être
élu en raison de son passage au conseil désavoué par l’ensemble de
l’électorat. A midi moins quelques minutes, date butoir de dépôts de
candidatures, la conspiration du silence a écarté tous les rivaux et
a permis à l’heureux élu de présenter tranquillement sa
candidature pour un nouveau mandat dans cette circonscription, seul et
sans concurrent : Un succès certes, mais sans gloire!
Vendredi 05 Juin 2009 Driss Ouchagour Libération fin des élections a TafraoutLes autorités locales se sont complues dans la neutralitéTafraout : coudées franches aux prévaricateurs des élections
Grave, grave! Ce qui s’est passé hier, jour du scrutin communal à
Tafraout, ne peut être assimilé qu’à un véritable coup de Jarnac
infligé à notre frileux processus de transition démocratique. Des
pratiques qui ont fait par le passé la triste notoriété de nos
scrutins, et que, à entendre le discours officiel, seront durement
punies, ont refait au contraire surface. La journée du 12 juin
s’apparentait à une kermesse où l’argent sale se coulait à flots et en
plein jour. Les candidats véreux tentaient de soudoyer leurs électeurs
afin d’aiguiller leurs votes. Toutes les débrouillardises sont
permises pour ce faire. Si certains ont opté pour le porte-à-porte en
recourant aux services de leurs acolytes pour arroser les électeurs,
d’autres, moins discrets, n’ont pas hésité à les inviter par
téléphone, sans vergogne, en plein public, à passer les « voir » dans
certains cafés de la ville avant de se rendre aux urnes. Comme ce
candidat élu, surpris la main dans le sac sur la terrasse d’un café du
centre-ville par son candidat concurrent, avant de changer de place.
Ceci au moment où d’autres acheteurs de conscience des électeurs
préfèrent leurs points de commerce afin de se livrer aux transactions
illégales. Il suffit de faire une virée à travers certaines grandes
avenues de la ville le jour du scrutin, pour se rendre compte que les
magasins de certains commerçants candidats aux élections ne
désemplissent pas. On a repéré des femmes et des jeunes se rendre en
groupes inhabituels dans ces locaux, qui nous ont confié avoir
encaissé des sommes avant de les voir mettre le cap sur les bureaux de
vote. Ce sont particulièrement les circonscriptions du centre-ville,
très convoitées, où les rivalités entre candidats sont acharnées, qui
sont les plus concernées par cet affligeant fléau. On cite Doulohêl,
Douar Reja Fellah, Imiyan, AdadI et II, Aguelagal, Aguerd Oudad, le
quarter administratif et dans une moindre mesure certains petits
village périphériques. Selon les dires des électeurs contactés par nos
soins, globalement, la voix est cédée entre 100 et 300dh au début du
vote. Avant d’accuser une petite hausse vers midi pour atteindre 400 dh
pour pousser les réfractaires –nombreux- à se rendre aux urnes. A ces
violations du code des élections, on ajoute le fait que le jour du
scrutin aussi, nous avons surpris certains candidats élus embarquer
dans leurs véhicules personnels ou empruntés des électeurs résidant
loin des urnes et les déposer près des bureaux de vote. Notamment dans
les villages de Doutalzought et Awssift. Pis, dans une circonscription,
durant toute la journée de vote, plusieurs fonctionnaires de la
municipalité sont repérés, pendant l’horaire de travail, rôder dans
les ruelles des villages, exhortant les électeurs à aller voter. Des
témoignages sur place affirment qu’ils les ont rencontrés à plusieurs
reprises dans de nombreuses circonscriptions en compagnie des
électeurs vers le bureau de vote, leur chuchotant les sigles à cocher
de certains candidats élus.
Devant cette situation, les autorités locales de la ville ont brillé par leur mutisme impressionnant à l’égard de cette panoplie d’entorses faites au règlement électoral, donnant lieu à une situation de non-droit où tout est permis. Les réclamations des candidats plaignants auprès du pachalik se sont heurtées à un mur d’indifférence. Dans le meilleur des cas, on leur promet une intervention incessante qui ne vient jamais. C’est que le pacha s’est calfeutré dans son bureau comme s’il ne voulait rien savoir ce qui se passe ailleurs. Les candidats livrés à eux-mêmes et en l’absence de l’autorité, montent la garde pour s’épier et se prendre en filature les uns les autres. Durant toute la nuit, la veille du scrutin, la distribution de l’argent aux électeurs a atteint son paroxysme. Si bien que des affrontements entre les candidats rivaux, parfois sanglants, ont failli dans certaines situations tourner à l’irréparable. C’est à se demander enfin si les discours qui nous sont tant ressassés à la veille de ce rendez- vous électoral sur la fermeté à l’encontre des contrevenants du code électoral ne relèvent que d’un laïus de circonstance destiné à la consommation médiatique! Lundi 15 Juin 2009
IDRISS OUCHAGOUR
Libération Campagne tous azimuts à TafraoutCampagne tous azimuts à Tafraout
Il est 16h30. Place Mohammed V, centre névralgique de la ville où
toutes les catégories d’électeurs en campagne marquent leur passage.
« Nrmi nrmi ghouli bedd, nra teghyir nra tghyir ». « On en a
ras-le-bol ! On en a ras-le-bol !, ce sont toujours les mêmes !
électeurs, mobilisons –nous pour le changement !», scandent en
tachelhit, Aïcha, une jeune étudiante de douar Reja Fellah, avant que
cette formule ne soit reprise par une centaine de jeunes, femmes et
enfants qui mènent campagne pour un parti en compétition pour les
communales dans la ville. De nombreux militants distribuant les
prospectus des autres partis politiques se succèdent. Mais, comme s’ils
s’étaient donné le mot, c’est bizarrement le même slogan exhortant les
électeurs à voter pour une alternative à l’équipe sortante qui est
ressassé par tous les militants des partis en lice ! « Nous ne
supportons plus qu’on soit encore trompés par les slogans
électoralistes de ce conseil qui a sévi pendant longtemps aux
commandes de la municipalité sans aucun bilan probant. Du coup, nous
incitons nos électeurs à sanctionner cette équipe indigne de notre
confiance », vocifère A.A, un candidat de la circonscription 8, tout en
distribuant aux passants des tracts-programme. Les griefs faits à la
gestion de l’équipe incriminée par l’ensemble de ces partis en lutte
sont légion. Pour C. K, un jeune candidat, le conseil partant ne s’est
jamais soucié des doléances et problèmes de proximité dont pâtissent
les habitants au quotidien plus que de ses propres intérêts. Le
témoignage d’une électrice du quartier administratif qui participe
activement à cette campagne, vient confirmer ce constat. « Notre
quartier sombre dans l’obscurité depuis plus de trois mois à cause de
la défectuosité d’un réverbère de l’éclairage public. On s’est plaint
auprès de notre élu. Il a préféré nous tourner le dos. Ce n’est qu’à
l’approche des élections qu’il a été réparé », s’exclame A.Z qui plaide
devant les électeurs pour une meilleure gestion des affaires
municipales. Pas plus loin, une autre jeune femme faisant campagne
pour un autre parti en compétition traverse la place à pas marqués en
dénonçant en chœur, les barons de la corruption électorale qui dénature
la volonté des élus.
« C’est le recours à l’argent sale pour se procurer les voix des citoyens pauvres et analphabètes qui a fait que le conseil municipal soit pris en otage par des arrivistes qui n’ont cure des habitants, mais qui ne demandent qu’à se sucrer et servir leurs intérêts», dénonce à haute voix un jeune candidat de la circonscription dite de Doulotêle. Pour cette jeune fille, vêtue aux couleurs de son parti, qui la soutient, cette situation a pour triste corollaire d’ exclure les élites et candidats honnêtes d’accéder aux commandes du conseil de la ville. « Voilà, ajoute-t-elle, pourquoi la ville rate depuis ses rendez-vous avec des équipes communales intègres et volontaristes à même de dégager une approche de développement local efficiente tant souhaitée par les Tafraoutis ». C’est vrai, lance sa sœur qui milite dans le même parti : « Il n’est plus à démontrer que le conseil sortant ne fait rien pour promouvoir la vocation touristique de la ville qui regorge pourtant d’atouts à mettre en valeur pour générer emplois et richesses au profit des habitants ; les lieux de loisirs et autres infrastructures sportives manquent affreusement et le seul terrain de foot existant croupit dans la dégradation faute d’entretien…... C’est à se demander comment ce conseil sortant osera encore solliciter des électeurs de lui réitérer leur confiance», s’étonne-t-elle. Et à un autre électeur brandissant le programme du candidat de son parti d’enchaîner en égrenant allègrement une série d’autres problèmes dans lesquels végète la ville depuis que cette «maudite équipe» sévit à la tête du conseil municipal. Il commence par clouer au pilori les faveurs octroyées aux acolytes des responsables au pouvoir à la municipalité, notamment au niveau de l’urbanisme. Pour lui, les constructions clandestines prolifèrent dans la ville et ses parages qui deviennent des chasses gardées de certains élus. D’autres électeurs constatent, dans la foulée, l’atermoiement quant à la production des documents administratifs des habitants et la propagation de la corruption dans les coulisses de plusieurs services. « C’est une nébuleuse corrompue qui s’écharne sur les pauvres citoyens. Pour s’en rendre compte, il suffit d’essayer de construire un gîte. On est face à un lobby insurmontable. Avec la bénédiction des responsables municipaux, certains fonctionnaires font tout pour s’imposer. Ils se substituent aux architectes en procurant des plans aux citoyens, se chargent d’intercessions pour leur approbation auprès des services provinciaux compétents, moyennant récompense. Et si vous tentez de les contourner, gare à vous ! Votre dossier risque d’être rejeté», se déchaîne-t-il. B.A, sympathisant usfpéiste, qui vient se joindre à la campagne électorale de son parti, vilipende un autre aspect de l’incurie générale dont fait montre l’équipe sortante. Il nous montre un coin de la place Moulay Rachid au centre ville qui vient d’être goudronné. «Regardez !, Il n’y a même pas deux mois que ce tronçon a été asphalté et voilà que des nids-de-poule apparaissent déjà … N’est-ce pas là dilapidation et gaspillage des deniers publics ?». L’arrivée sur la place d’un cortège de sympathisants des candidats /élus membres du conseil municipal, n’a pas laissé ces derniers indifférents, surchauffés qu’ils étaient par les slogans de leurs adversaires. « Personne ne peut nier les projets de réaménagement que connaît la ville actuellement et qui vont améliorer son cadre », justifie un électeur qui soutient l’équipe sortante. En effet, Tafraout vibre ces derniers mois précédant les élections au rythme d’un grand chantier : Goudronnage des principales artères et entrées de la cité, carrelage des trottoirs, aménagement de plusieurs places. Mais de l’avis des électeurs du clan adverse, les membres du bureau du conseil en font leur cheval de bataille pour redorer le blason de leur triste bilan. Car ces travaux sont plutôt à mettre à l’actif des conseils régional et provincial qui les ont initiés et financés ! Mieux on fait grief au conseil municipal, d’avoir servi sans vergogne les intérêts de l’un des siens en détournant l’un de ces projets. Selon un candidat briguant la circonscription d’Aglagal : « Le conseil avait décidé l’aménagement d’un espace dans la médina pour en faire une place publique de détente. Il a fait alors déménager les marchands de l’orge et dattes qui s’y trouvaient depuis toujours. A l’étonnement de tous, il décida de réaffecter l’usage de cet espace pour servir de parking à l’hôtel d’un élu ! ». Bref, la campagne promet, à l’approche du jour J, des joutes oratoires acharnées ponctuées d’arguments des uns et des autres pour conquérir la confiance des électeurs. Toutefois, à croire les différents candidats appelant au changement, outre l’explication de leurs programmes et les divers sigles aux électeurs et leur incitation au vote, le gros lot du travail qui les attend a trait à la lutte contre les barons de la falsification des élections par le recours à l’achat des voix. Encouragés par la ferme volonté politique qui promet de sévir dans ce sens, « nous nous mobiliserons tous pour barrer la route à ces fossoyeurs de la démocratie, car au cours des échéances électorales précédentes, l’argent sale a toujours eu son dernier mot dans les configurations des conseils qui se sont succédé à la municipalité de Tafraout », conclut un électeur. Mercredi 10 Juin 2009
IDRISS OUCHAGOUR
Libération
Le business des festivalsMaroc - Culture
Musique(188) - festival(59) - Mawazine(3) - Aziz Daki(1) 05/06/2009 10:41:21 - Jeune Afrique- Par : Jean Berry - Le business des festivals Le business des festivals© D.R.
Les événements musicaux fleurissent aux quatre coins du royaume. Et sont autant de possibilités de développement économique et touristique. À Rabat, du 15 au 23 mai, le festival Mawazine a mis les petits plats dans les grands pour accueillir des stars mondiales comme Stevie Wonder, Kylie Minogue, Alicia Keys ou Ennio Morricone… Pour une affiche à faire pâlir les plus grands festivals européens : neuf scènes, neuf jours de concerts pour la plupart gratuits, une centaine de formations, quarante pays représentés et un million de spectateurs. Une énorme machine qui n’oublie pas les artistes du continent : Johnny Clegg, Amadou et Mariam, Khaled, Mayra Andrade ou le rappeur somalien K’Naan entre autres. Une centaine de personnes dans l’organisation (logistique, communication, coordination), sans parler des prestataires techniques (scènes, son, vidéo), de la presse internationale invitée à grands frais… ni des 1 600 billets d’avion émis par Royal Air Maroc pour acheminer à Rabat tout ce petit monde. Montant de l’opération : près de 26 millions de dirhams, soit 2,3 millions d’euros. Une image positive du pays « L’aspect touristique est important. La ville affiche complet tout le week-end. Cette économie de la culture commence à bien fonctionner : tous nos prestataires sont des entreprises établies au Maroc, explique le directeur artistique et porte-parole du festival, Aziz Daki. L’événement donne une image positive du pays, et il est important pour la population de créer une fête, de rompre la monotonie. » En témoignent les dizaines de milliers de personnes qui se pressaient en 2008 aux concerts de Nass el-Ghiwane ou de l’Orchestre national de Barbès. Jazz à Tanger, Rabat et Fès. Musiques urbaines à Casablanca. Artistes amazighs et musiques du monde à Agadir. Arts populaires et cinéma à Marrakech. Musiques sacrées à Fès. Sans compter les festivals de Chefchaouen, Asilah, Azemmour ou Tafraout, ceux de Laayoune et de Dakhla dans le Sahara… La liste s’agrandit chaque année. « Pour notre première, en 1998, on ne venait que par voiture et bus, il n’y avait pas encore d’aéroport », se souvient Neïla Tazi, l’une des fondatrices du Festival gnaoua d’Essaouira, classé par le quotidien britannique The Guardian comme l’une des douze meilleures destinations musicales, qui emploie aujourd’hui vingt-cinq personnes, au sein d’A3 Communication, une agence spécialisée dans les relations presse et la production d’événements culturels. « Le Festival gnaoua a été la preuve qu’une manifestation culturelle peut avoir un impact considérable sur le développement d’une ville, avec d’autres telles que le Printemps musical des alizés, le Festival des Andalousies atlantiques, le festival Jeunes Talents. » Et si les partenaires publics encouragent à hauteur de 20 % le Festival gnaoua, pour le reste, ce sont les entreprises (téléphonie, banques, boisson, hôtellerie…) qui cherchent, en s’associant à ce type d’événement, à se forger une image positive et moderne. Quant à son impact sur le développement de la ville, les chiffres parlent d’eux-mêmes, à tel point que, face aux 500 000 festivaliers qui s’y pressent chaque année, certains en viennent à regretter le bon vieux temps… La cité des Alizés est en effet devenue l’une des destinations touristiques incontournables du pays. Le nombre d’hôtels, riads et maisons d’hôtes est passé de 9 à 157 en dix ans. Idem pour les restaurants (de 7 à 62), les cafés (de 17 à 147) et les associations, qui sont aujourd’hui plus de 450. Des passerelles avec le monde Plus au nord, dans la capitale spirituelle du royaume, la fondation Esprit de Fès chapeaute cinq événements, dont le Festival des musiques sacrées. « Nous cherchons à atteindre notre but : accompagner le développement de la ville à travers la culture, en puisant dans les racines et le patrimoine. Nous souhaitons une animation quasi continue, toute l’année », explique la directrice, Fatima Sadiqi, qui considère que « la culture et le tourisme culturel constituent un véritable moteur de développement durable. » « Les festivals créent des passerelles entre les Marocains eux-mêmes et, pour nombre de ceux-ci, avec le reste du monde », conclut Neïla Tazi. Comme Fès et son Festival de la culture amazighe, Agadir accueille cette année la sixième édition de Timitar, où les grands noms de la chanson berbère côtoient des artistes internationaux. Une dimension identitaire et une preuve, comme les confréries gnaouas, de la pluralité du Maroc : « Timitar est né dans une région à forte identité amazighe, culture dans laquelle la musique a toujours pris une place très importante sur les plans social et économique, mais était assez peu relayée par les médias », constate le directeur artistique, Brahim El Mazned. « Cette dynamique de festivals qui évoluent depuis dix ans au Maroc est extraordinaire, elle trouve son origine dans les grands rassemblements populaires, profanes et sacrés (moussems, souks…). Mais tout cela ne doit pas cacher la nécessité essentielle d’avoir une vraie politique culturelle à l’échelle de l’État et des collectivités territoriales », conclut-il. Ce que ne contrediront pas les agitateurs casablancais du Boulevard des jeunes musiciens, dédié aux musiques urbaines. L’équipe de ce Petit Poucet par le budget (3,5 millions à 4 millions de dirhams, soit entre 315 000 et 360 000 euros) a réduit les ambitions de son festival cette année (du 28 au 31 mai), pour développer un projet de centre de musiques actuelles de 850 m2 au Technopark de Casablanca, avec locaux de répétition, studios d’enregistrement et formations pour les jeunes artistes marocains. Elle fait également partie du collectif d’artistes et d’associations qui vient de se voir confier les anciens abattoirs de Casablanca, soit sept hectares dédiés à une friche de création culturelle, dans différentes disciplines (musique, mode, cinéma…). Ce boom des festivals a encouragé l’éclosion d’une nouvelle scène marocaine très remuante, dans différents styles (rock, hip-hop, fusion), qui se retrouve chaque année au « Boulevard ». Mohammed VI lui-même y prête attention : il gratifiait l’an dernier d’une enveloppe de 250 000 dirhams (23 000 euros) huit groupes de cette nouvelle scène, jugés « prometteurs » et « ayant hissé leurs productions au rang de la créativité ». الانتخابات في تفراوتTafraout : la folle ruée vers les candidatures
58 candidats sont en lice pour briguer les 13 sièges du conseil
municipal de la ville, dont huit femmes (soit quatre listes) qui
espèrent remporter l’élection du district électoral additionnel. C’est
du jamais-vu à Tafraout. Les candidatures pour les communales
connaissent un engouement exceptionnel lors de ce rendez-vous
électoral du 12 juin. D’autant que de toutes les élections municipales
précédentes, le nombre de postulants n’a jamais excédé au mieux deux
candidats par circonscription. A voir, aujourd’hui, la liste arrêtée
des candidats affichée par les autorités locales, ce nombre atteint
facilement la moyenne de cinq concurrents par district électoral. Et
dans certaines circonscriptions, ce nombre dépasse largement ce
chiffre. Il s’agit notamment de la circonscription portant le numéro
11 (Adad II) où 9 concurrents s’affrontent pour décrocher ce siège,
suivie du district 10 (Adad I) qui compte 6 candidats. Mais la
circonscription n° 7 (Aguerd Oudad) sort, elle, du lot : un seul
candidat s’y est présenté. Quid des couleurs partisanes portées par
les candidats en lice? L’UC présente 13 candidats dont deux femmes de
la liste additionnelle, pour ainsi caracoler en tête des partis en
compétition. La région et ses communes rurales étant le fief
traditionnel de ce parti. Au moment où 8 candidats et deux femmes dans
la circonscription ajoutée se livrent bataille sous l’étiquette du
Parti du Centre Social qui tente pour la première fois la conquête de
la ville. Alors que le même nombre briguant les mandats d’élus
communaux mène aussi campagne sous la bannière du parti de la colombe
en plus de deux candidates sur la liste réservée aux femmes. Vient
ensuite l’USFP avec 6 candidats et deux femmes pour la liste
supplémentaire. Quant aux PI, PJD et MP, ils soutiennent chacun 4
candidats dans l’ensemble des circonscriptions. Sans qu’aucune femme
ne brigue la circonscription additionnelle sous leurs couleurs. Le
Parti travailliste, le Renouveau et Equité et la Coalition de la gauche
démocratique ont accrédité chacun un candidat au niveau de la totalité
des districts. L’on signale par ailleurs qu’à l’exception des listes
additionnelles réservées aux candidates, le constat d’une très faible
représentation féminine au niveau des candidatures qui visent les 11
autres sièges ordinaires du conseil municipal. Sachant qu’une seule
femme s’est présentée pour tenter d’obtenir la confiance des
électeurs dans la circonscription n° 2, et ce au nom de l’UC. La
culture sexiste et exclusive envers le genre féminin persiste
toujours, d’autant plus que même dans les circonscriptions
additionnelles attribuées aux femmes, parmi les dix partis en
compétition, quatre seulement ont présenté les listes de leurs
candidates. Cette ruée des électeurs vers les candidatures s’explique
par le rôle des médias dans la sensibilisation et l’incitation des
citoyens à participer dans la gestion de leurs affaires locales par la
«conquête» du pouvoir communal. Cela n’a pas manqué de susciter la
bonne réceptivité du message auprès des jeunes. Surtout que la
fourchette d’âges de la plupart des candidats se situe entre 18 et 38
ans. A cet argument s’ajoute le désir d’un changement de l’équipe
communale sortante qui a dirigé la municipalité pendant trois longs
mandats successifs. Laquelle équipe qui, se souciant peu des
préoccupations des citoyens au profit de ses propres intérêts, s’est
distinguée par un bilan peu reluisant et tombe aujourd’hui dans la
disgrâce aux yeux des électeurs désabusés par tant de déconvenues
infligées aux attentes collectives.
Jeudi 04 Juin 2009
IDRISS OUCHAGOUR
Libération: http://www.libe.ma/ اعلان عن جمع طلبات الاستفادة
دعوة
الى جميع الجمعيات الراغبة في الاستفادة من عملية إهدومن لتامازيرت التقدم بملأ الاستمارة المرفقة لهذه الرسالة وإرسالها للمسئولين الى العنوان الالكتروني الآتي : ihdoumen@amisdetafraout.ma
قصد
دراستها واتخاذ الإجراءات اللازمة لإدراجها في لائحة المستفيدين ،و ذلك رغبة في ضمان
توزيع منطقي ومستهدف لفئة في أمس الحاجة لهذه التبرعات وتجنب التوزيع العشوائي وحتى
يسهل التأكد من الأسر المستهدفة بتوصلها بالتبرع عن طريق الجمعيات التي لها نفوذ
على مجال عملها. لتحميل طلب الاستفادة المرجو الضغط هنا طلب الاستفادة pour la réouverture des frontères Algéro-MarocainesPÉTITION Bonjour, Vous aussi signez la pétition pour la réouverture des frontières Algéro-Marocaines, pour que les familles séparées depuis 1994 puissent oublier leur drame et retraverser cette frontière longue de quelques kilomètres seulement où le temps et les échanges se sont figés. Rassemblons-nous... pour la relance des relations bilatérales, pour un nouveau décollage économique bénéfique à l'ensemble des peuples de cette région en particulier et du Maghreb Arabe en général. Signez cette pétition pour que cette fraternité entre l'Algérie et le Maroc ne subisse plus la fracture et la blessure de cette séparation. Cliquez sur le site ci-dessous www.algerie-maroc.com Relayez ce message à tous vos contacts et sur votre site internet car il nous faudra être encore beaucoup plus nombreux pour peser en faveur de cette réouverture des frontières. Merci 2ème édition du salon de l'économie sociale et solidaire (ECOSS) 30 mars 2009
2ème édition du salon de l'économie sociale et solidaire (ECOSS)
30 mars 2009
Sous le thème "le commerce équitable pour un développement durable", le Ministère Délégué auprès du premier Ministre, chargé des affaires économiques et générales, organise du 30 avril au 3 mai 2009 à la Foire internationale de Casablanca la 2ème édition du Salon de l'Economie Sociale et Solidaire. Ce temps d'échange et de promotion des savoirs faire, soutenu par l'Ambassade de France au Maroc, sera animé par des ateliers scientifiques sur la thématique du commerce équitable ainsi que par des stands accueillant plus de 180 exposants. Ce salon ECOSS sera une occasion de rencontre et de réflexion qui met en relief la capacité des acteurs à créer, innover et soutenir le commerce équitable afin de donner une impulsion qualitative aux produits issus de l'économie sociale et solidaire. Brochure ECOSS 2009 SOURCE: Service de Coopération et d'Action Culturelle شاب معاق تفتح أمامه أبواب الآمل شاب معاق تفتح أمامه أبواب الآمل شهدت عائلة بقرية تدارت الواقعة بجماعة أملن و التي تبعد على دائرة تافراوت ب 5 كيلومترات حدثا تاريخيا وفرحة عارمة بعدما حصل أحد أبنائها وهو شاب في العشرينات من العمر و معوق جسديا (حيت ولد بدون ساقين)، على دراجة إلكترونية هبة من أحد المحسنين بعد مجهودات من جمعيات من المنطقة و تمكن من الخروج من منزله بعد أن كان لم يغدره منذ عشرين سنة و بالفعل في يوم الثلاثاء 10 مارس 2009 و بمقر جماعة أملن وبحضور كل من ممثلي جمعية أنبدور و إمي نزغت و جمعية أنيل و ممثل سكان الدائرة 2 قام قائد قيادة أملن بمعية السيد أهراس الحاج ابراهيم(صاحب الهبة) و هو من أبناء أملن بتسليم مفاتح الدراجة االكترونية للشاب الذي كان بصحبة أمه ![]()
![]() المصدر: www.amisdetafraout.com Appel à projets - Les jeunes et l'environnement
Appel à projets
- Les jeunes et l'environnement 10 février 2009 Pour la deuxième année consécutive, et afin d'accompagner les initiatives de SM le Roi Mohammed VI en faveur de la jeunesse marocaine, le Service de Coopération et d'Action Culturelle souhaite encourager les projets associatifs impliquant les jeunes marocains. En 2008, 22 projets ont ainsi été soutenus sur le thème de la participation des jeunes à la vie publique. En 2009, le thème retenu est « les jeunes et leur environnement » afin de favoriser limplication des 15-30 ans dans la valorisation et la protection de leur cadre de vie et des ressources naturelles. Les projets sélectionnés s'inscriront donc dans cette thématique générale et auront pour objectif : - de sensibiliser : campagnes de sensibilisation et de prévention (pollution de l'air, de l'eau, gestion des ressources naturelles, information sur les risques naturels (crue, sécheresse, zone inondable, glissement de terrain...), ou industriels (déchets dangereux, stockage et collecte de produits dangereux...) - d'éduquer à l'environnement : création d'outils pédagogiques et de communication (connaissance et suivi régulier des milieux naturels de la région au moyen d'inventaires, d'études, d'herbiers), élaboration et aménagement de parcours et de programmes éducatifs, promotion du recyclage, des énergies renouvelables, du tri sélectif, des économies d'énergie, des gestes éco-citoyens& - de préserver et mettre en valeur : campagnes de nettoyage et de propreté (aires de jeux, plages, forêts, espaces publics), de plantation, réhabilitation des espaces naturels (oueds, bocages, jardins) Une attention particulière sera portée à l'égalité entre les sexes dans la mise en oeuvre du projet ainsi qu'à la capacité de l'association à nouer des partenariats avec d'autres associations ou des organismes publics et/ou privés. Le détail de l'appel à projets est disponible à l'adresse suivante : http://www.ambafrance-ma.org/cooperation/index.cfm (conditions de candidature, nature des projets éligibles, dossier à télécharger). Les dossiers de candidature doivent être envoyés ou déposés au Service de Coopération et d'Action Culturelle (par courrier ou par mail) avant le mardi 31 mars 2009 (délai de rigueur) à l'adresse suivante : Véronique BOUVELLE - Ambassade de France au Maroc - Service de Coopération et d'Action Culturelle - 2 rue Ghandi - BP 181- Rabat ou par email : scacjeunesse@gmail.com A télécharger : Dossier appel à projet Communiqué de presse en arabe le Festival des amandiersTafraout rend hommage à son arbre fétiche, l’amandierA la cause de l’amandier meurtri, Tafraout est entièrement dévouée. C’est ce qui ressort des deux journées qu’a duré le Festival des amandiers (les 27 et 28 février, à Tafraout). Mêlant séminaires, expositions et divertissements, cette manifestation a pris l’aspect d’une campagne de sensibilisation au drame que vit cet arbre cher au cœur des Tafraoutis.Plus qu’un arbre de bon rapport, l’amandier représente un symbole à Tafraout Bien que son prix soit voisin de celui de la datte et cinq fois inférieur à celui de l’huile d’argan, l’amande, aux yeux des Tafraoutis, vaut son pesant d’or. Après sa récolte, une grande partie en est vendue pour améliorer l’ordinaire, le restant est conservé religieusement. Il n’est mis à contribution que dans des circonstances exceptionnelles : un besoin pressant d’argent, une circoncision, un mariage, un enterrement ou la réception d’un hôte. En guise de souhait de bienvenue à ce dernier, on lui sert un thé à la menthe accompagné d’amandes du terroir, dont on ne manquera pas de lui chanter l’unique saveur. Il aura tout le temps de l’apprécier, tant l’amande est présente dans toutes les péripéties du repas : pain cuit sur les cendres ou sur des pierres brûlantes piqueté d’amandes, hors-d’œuvre dans lesquels se glissent des amandes, couscous aux raisins de Corinthe et aux amandes, tajine mhammar aux amendes, poulet farci aux amandes… Et le reste est à ce pantagruélique avenant où l’amande prime. Plus qu’un arbre fruitier de bon rapport, mieux que ses compagnons, le palmier dattier, l’olivier et l’arganier, l’amandier est l’une des composantes culturelles de la région de Tafraout. De par la vêture d’une blancheur teintée de rose qu’il arbore au moment de sa floraison, il est associé à la virginité. Le goût de son fruit le fait rattacher à la douceur. A l’amande, très riche en huile, protéines, glucides et vitamines, on prête des vertus virilisantes. Du coup, elle est devenue le symbole de la virilité et de l’effet de celle-ci la fécondité. C’est pourquoi la mariée, quand elle pénètre, pour la première fois, dans la maison familiale de son époux, se trouve reçue par un jet d’amandes. Ceci expliquant cela, le fruit de l’amandier est lié à la sensualité et à la jouissance. Le comble du bonheur, dit une chanson, est de se retrouver «avec une belle femme, un plateau de thé et une assiette d’amandes». On comprend alors que l’amandier et ses produits aient donné lieu à tant d’adages, de proverbes et d’aphorismes. A titre d’exemple, cette sagesse : «Les humains et les fleurs d’amandiers ont en commun de déguiser sous une même belle apparence des fruits dont on ne peut savoir s’ils sont doux ou amers». Autre preuve de la portée symbolique de l’amandier et des amandes, leur présence obsédante dans la musique des Rwayes. «Ô amande, va saluer de ma part la datte du Tafilalet !», supplie l’amoureux transi. «Les fleurs des amandiers réjouissent le cœur des gens d’Ammeln», chante le soupirant d’une jeune fille en fleur. Assailli par des insectes ravageurs et les intempéries, l’amandier se trouve en déclin Les Tafraoutis, eux, ont le cœur serré au spectacle du sort cruel qui frappe, au fil des ans, leur arbre chéri. Sa nature délicate en fait la proie favorite d’éléments attachés à sa perte. Assailli par des légions de scolytides, de faux tigres, de pucerons de buprestes verts et d’acariens, l’amandier voit s’émousser ses pathétiques défenses, sa sève s’épuiser ; il périclite, puis rend l’âme. A ces insectes qui lui en veulent à mort, se greffent le vent froid qui s’abat sur la région de Tafraout et auquel ce frileux est extrêmement sensible, la sécheresse qui l’assoiffe, les bêtes friandes de ses feuilles et l’abandon induit par l’exode de beaucoup de Tafraoutis vers des villes plus clémentes, observe Mustapha Aït Mekki, ancien forestier et actuel directeur de l’hôtel Kerdous, élevé sur un piton, à 54 km au sud de Tafraout, ajoutant que «l’on peut dire que l’amandier en plein champ a pratiquement disparu». Seuls 6 000 hectares plantés d’amandiers subsistent dans la province de Tiznit, dont dépend la région de Tafraout. Impensable pour un arbre-symbole, se sont dit des hommes de bonne volonté. C’est ainsi que l’association Louz Tafraout a vu le jour, en 2 000, avec le dessein de faire rendre à l’amandier son lustre d’antan. Mais esseulée, comme le rapporte son président, Brahim Chahid, l’association n’a pu faire mieux que d’organiser quelques activités sans effet. Ce n’est qu’avec le lancement du Plan Maroc Vert qu’elle a pu sensibiliser le ministère de l’agriculture au drame de l’amandier. De concert, l’association et le ministère ont décidé que cette renaissance de l’amandier soit célébrée rituellement par un festival. Au vrai, celui-ci n’est pas inédit, rappelle Aït Mekki, il s’est tenu tout au long des années soixante-dix, mais il a tiré sa révérence, en 1982, «à cause de la sécheresse qui sévissait à l’époque, particulièrement dans la région de Tafraout», explique Chahid. Enserrée par un cirque de montagnes de granit rose et veillée par des rochers gigantesques, dont certains sont proprement funambulesques, Tafraout, au crépuscule, ressemble à une toile éclatante de lumière rose. Un spectacle toujours le même et toujours nouveau, dont les Tafraoutis ne se rassasient jamais. Mais, à la tombée du jour de ce vendredi 27 février, ils lui font une infidélité, attirés qu’ils sont par l’ouverture festive du Festival des amandiers. En fait, ils étaient tellement impatients que pendant que des doctes éclairaient la lanterne des béotiens sur l’économie sociale et l’économie solidaire, ils arpentaient le boulevard principal en long et en large, afin de distraire leur attente. Il faut dire que les plats proposés flattent leur goût. A Tafraout, on ne jure que par les Ahwach et les Rwayes. Une heure avant que les premiers ne se produisent, la place consacrée au spectacle est noire de monde. Un monde pittoresque, bigarré, hétéroclite. Jeunes et vieux, nantis et modestes, femmes en ces amelhaf les couvrant de la tête aux pieds, hommes en turbans et djellabas. L’on est frappé de voir que les deux sexes ne se mélangent pas. L’on est étonné d’observer que des Tafraoutis qui ont pignon sur la rue casablancaise dédaignent les chaises qui leur sont réservées pour se mêler à la foule. A 18 heures, les Ahwach de Tafraout font leur entrée en scène. On sait que le «protocole» de cette danse collective varie d’une contrée à l’autre. A Haha, les femmes en sont exclues. A Ouarzazate, elles dansent autour des musiciens agenouillés au milieu. A Imintanout, elles chantent et dansent en ligne face aux hommes. Mais la variante tafraoutie est réellement saisissante. Les femmes sont les premières à paraître. Elles se présentent en biais, le visage couvert, face à chacun, aussitôt, on étend un voile long, appelé amadel. Du coup, le spectateur n’a droit qu’aux mains qui claquent et aux pieds qui trépignent. Lorsque les instrumentistes font leur apparition, ils se tiennent debout, à distance respectueuse des danseuses et chanteuses, auxquelles à aucun moment ils ne se mêleront. De par son originalité et son talent, le spectacle ne laisse pas indifférent, comme le prouve l’enthousiasme de la foule, qui non seulement l’applaudit, mais y prend part, sans voile. Après la parenthèse du malien Bassékou Kouyaté, qui n’a pas suscité le délire d’un public peu familier à la musique subsaharienne, les Rwayes Fatima Tachtoukt et Saïd Outajajt prennent le relais. Avec un bonheur certain. Descendants d’une longue lignée de Rwayes, ces troubadours célestes, les deux chanteurs ont enchanté par leur verve et leur justesse, au point de déchaîner la foule. Laquelle affluera encore plus innombrablement sur la place, alléchée par ces morceaux de choix que sont les gitans de Rajasthan, les merveilleux Ahwash Aglagal, l’immense Rkia Demsiriya et le non moins célèbre Rays Bizmaouen. Tous se sont acquittés de leur tâche avec brio. Ce dont le public leur sera reconnaissant, en ne lésinant pas sur les manifestations de sa joie. Mais si les feux de la rampe se sont éteints tard la nuit du samedi 28 février, le festival ne tenait pas à baisser rideau avant d’accomplir un geste symbolique en faveur de la renaissance de l’amandier. C’est le sanglier qui en fit les frais, en étant la cible d’une battue en bonne et due forme, par la matinée printanière du dimanche 1er mars. De quoi l’accuse-t-on ? De sa fringale d’amandiers, dont il ne fait qu’une bouchée. Geste qui démontre qu’on ne recule devant rien pour que l’amandier renoue avec sa splendeur passée. Et-Tayeb Houdaïfa 09-03-2009 ![]() |
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